‘État enseigne les livres d’Isaac Tédambé mais ignore sa dépouille

Eteint ce 29 octobre 2026 à l’âge de 72 ans, l’écrivain tchadien, Issac Tedambé sera enterré le dimanche 1er novembre 2026 à Ganli son village, situé à 12 km au nord de la ville de Léré dans la province du Mayo-Kebbi Ouest.

Selon une source familiale, son corps sera acheminé au village ce samedi 31 octobre. A quelques heures de ces grands moments et des derniers hommages, les ministères de la Culture, de l’Enseignement supérieur et de l’Education ne sont pas présentés au domicile de l’auteur de République à vendre pour ne serait que compatir avec la famille.

Où sont les autorités ? Où est le ministère de l’Éducation nationale ? Le ministère de la Culture? Le ministère de l’Enseignement supérieur ? On veut laisser partir Issac Tedambé comme une vulgaire personne ? Un inconnu ? Non. Il mérite modestement sa place.

On enseigne ses livres. On utilise son œuvre pour former nos enfants. Mais quand il meurt, c’est le silence. Un silence glacial. Un mépris inacceptable. À part un hommage flasque et laconique et du ministère de la Culture sur sa page Facebook, rien. Le ministère de l’Education nationale s’est mu dans un silence révoltant comme s’il ne connaissait pas Issac Tedambé.

Le Tchad des lettres doit refuse refuser ce mépris et cette insulte envers sa mémoire. Isaac Tédambé n’est pas un nom de la rue. C’est un monument. C’est une mémoire. C’est une fierté nationale. Il mérite d’être décoré pour ce qu’il a fait et continuera de faire pour le Tchad. Les plus hautes autorités doivent déployés des moyens pour accompagner dignement cette grande plume éclairante et édifiante. S’ils ne l’ont pas aimé de son vivant, qu’ils aient au moins de la grandeur de venir s’incliner devant sa dépouille pour lui dire des adieux inédits.

Par Nathaniel MOUNONE

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