Le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina, représentant le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a procédé, ce jeudi 5 novembre 2026, à la Place de la Nation, au lancement officiel de la deuxième édition du Salon national de l’élevage (SNE), placée sous le thème : « Promouvoir le cheptel tchadien, c’est bâtir l’élevage de demain ».
Prévu du 5 au 10 novembre, ce grand rendez-vous national du secteur pastoral vise à valoriser le patrimoine animalier, à favoriser le passage de la production à la transformation, à promouvoir les partenariats et les investissements, mais aussi à faire de l’immense potentiel pastoral du pays un véritable moteur de croissance, d’industrialisation et de création d’emplois.
À cet effet, le Salon réunit des éleveurs nationaux et internationaux, des investisseurs, des transformateurs, des chercheurs ainsi que des institutions bancaires. L’objectif est notamment de faciliter l’accès au financement et de contribuer à la modernisation des infrastructures, notamment les abattoirs, les chaînes du froid et les services de santé animale.
Dans son intervention, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, le professeur Abderahim Awat Atteïb, a mis en évidence l’importance stratégique du patrimoine animalier national. Selon les estimations de 2025, le Tchad dispose de plus de 166 millions de têtes de bétail, auxquelles s’ajoutent plus de 37 millions de volailles. Avec un cheptel camelin estimé à plus de 11 millions de têtes, le pays occupe le premier rang mondial dans cette catégorie.
Pour le ministre, ces chiffres témoignent d’un potentiel considérable qui nécessite une meilleure structuration des filières, la modernisation des pratiques d’élevage et le développement des capacités nationales de transformation.
Le Premier ministre Allah Maye Halina, a rappelé la place centrale qu’occupe l’élevage dans l’économie nationale, après le pétrole. Selon lui, le SNE ne doit pas être une simple vitrine d’exposition, mais plutôt un cadre d’échanges, de partenariats et d’opportunités économiques. Une dynamique qui permettra aux acteurs du secteur de renforcer leur compétitivité et de contribuer davantage au développement du pays.
Au regard des atouts dont dispose le Tchad dans le domaine de l’élevage, le chef du Gouvernement a affirmé que : « nous ne pouvons plus accepter que le Tchad soit un pays d’élevage, et que les produits de l’élevage de notre pays soient transformés ailleurs « . Il a ainsi réaffirmé l’engagement du Gouvernement à développer la transformation locale des produits animaux. Une orientation qui permettra au pays de mieux valoriser ses ressources nationales, de favoriser l’émergence d’industries de transformation et d’accroître les retombées économiques du secteur au profit des populations.
Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’entrepreneuriat dans la filière de l’élevage. « «L’élevage doit devenir un secteur attractif pour l’investissement privé, l’innovation et la création d’entreprises et l’emploi descent» ».
Au-delà des opportunités économiques qu’offre l’élevage, le secteur reste également confronté à des défis, notamment les conflits liés à l’exploitation des ressources pastorales. À ce sujet, le Premier ministre, Amb. Allah Maye Halina, a souligné que cette deuxième édition du Salon national de l’élevage sera aussi une occasion de réfléchir aux mécanismes de prévention et de gestion de ces conflits. « La coexistence pacifique entre éleveurs et agriculteurs demeure une exigence nationale » a sommé le chef du Gouvernement.
La cérémonie officielle s’est achevée par une visite des différents stands représentant les 23 provinces du pays. Plusieurs directions de recherche et entreprises spécialisées dans la transformation des produits animaux y présentent également leurs activités et leurs innovations.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

