Le lundi 04 novembre 2024, les membres du Conseil national de transition qui fait office du parlement provisoire ont examiné et adopté « la Loi organique portant sur la répartition de compétences entre l’Etat et les Collectivités autonomes ».
Les discussions sur cette loi ont été conduites par le 1er vice-président du CNT, Ali Kolotou Tchaimi en présence des deux ministres, à savoir le Ministre d’Etat, Ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Limane Mahamat et de la Ministre SGG, Dr Ramatou Mahamat Houtouin.
A la fin de ces discussions, le texte a été voté par 143 voix sur 154 votants présents à la plénière, dont 9 abstention et 2 contre. La séance a enregistré une absence notoire des 39 conseillers nationaux.
Invité sur la radio CEFOD, Djividi Boukar Dibeing, président du Parti démocrate et socialiste (PDS) déclare que « le nombre important d’absents et d’abstention à cette plénière m’évoque le désintérêt des conseillers nationaux ».
Avec la Constitution de la 5ème République, le Tchad amorce donc un niveau de décentralisation à deux niveaux : le provincial et le communal. Sur le papier, l’autonomie des collectivités décentralisées se trouve renforcée. Les élections locales prévues pour le 29 décembre 2024 ont pour finalité de mettre en œuvre tout le processus de cette décentralisation qui émane du référendum constitutionnel du 17 décembre 2023.
Mais en raison du boycott de cette échéance par certain partis et le contexte lié à la crise humanitaire et la hausse de caution pour les candidatures, beaucoup de langues s’élèvent critiquer ces élections. L’absence d’élection dans les communales rurales ont mis la clé sur l’engouement des citoyens désireux d’y participer.

