Ce jeudi 08 mai 2025 au CEFOD, la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) a organisé une Journée d’information et d’échanges avec les commandants de brigades urbaines et les commissaires de police de sécurité publique de la ville de N’Djamena sur les instruments juridiques de protection des Droits de l’Homme et la lutte contre la torture.
La cérémonie d’ouverture de cette journée a été présidée par le président de la CNDH BELNGAR LARME Jacques. Le président de la CNDH a rappelé que le Tchad a souscrit à plusieurs instruments juridiques régionaux et internationaux de protection des Droits de l’Homme au nombre desquels se trouvent la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, le Pacte International relatif aux droits civils et politiques de 1966, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples de 1981 ainsi que la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumain ou dégradants de 1984.
BELNGAR LARME Jacques dit aux participants que » la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants s’impose à tous et plus particulièrement à vous qui êtes appelés à l’appliquer rigoureusement et dans toutes sa plénitude ». Il a poursuivi en citant l’article 19 de la constitution du 29 décembre 2023 que « nul ne peut être soumis, ni à des sévices ou traitements inhumains, cruels et dégradants, ni à la torture physique ou morale« .
En effet, le constat est que nombreux sont les compatriotes qui se plaignent souvent des cas de violations des droits de l’homme conduisant parfois à des morts parmi les détenus qui sont perpétrés dans les unités d’enquêtes préliminaires. Et donc cette journée vise à renforcer les capacités techniques sur les instruments juridiques de protection de Droits de l’Homme, de prévention et de lutte contre la torture en vue de réduction des cas de violations des cas de violations des droits de l’homme.
« Sachant que nul n’est au-dessus de la loi, il vous incombe de traiter humainement les personnes gardées dans vos locaux sous peine de tomber sous le coup de l’article 323 du code pénal de 2017 en vigueur qui punit selon les cas les auteurs de torture de 2 à 30 ans d’emprisonnement » a conseillé le président de la CNDH aux commissaires et aux brigadiers.
Par ILLETEGUI .S. Thomas

