Après quelques mois de la dissolution du cadre national de concertation politique (CNCP), le président de la République a signé le décret du 2 juin 2025 portant sur un cadre permanent de dialogue politique (CPDP), un nouvel espace de discussion politique pour maintenir l’équilibre démocratique.
Ce cadre permanent de dialogue politique a pour mission de promouvoir la concertation entre les parties politiques, dans le respect des mécanismes institutionnels prévus par les lois de la République. Il devra favoriser la participation inclusive des partis politiques aux processus électoraux, en vue de la tenue des élections apaisées, et assurer le suivi des recensements et des révisions des listes électorales.
Organiser des concertations politiques sur des questions d’intérêt national, servir d’organe de conciliation et de médiation des partis politiques légalement reconnus, contribuer à la sensibilisation de la population sur les processus électoraux sont, entre autres, ses attributions.
Le CPDP est purement politique avec une parité absolue (30 membres représentant à part égale, majorité et opposition). Pour sa formation, l’opposition démocratique propose une liste consensuelle de quinze (15) représentants de leurs composantes respectives.
Depuis l’annonce de sa création par le président de la République le maréchal du Tchad mahamat Idriss Deby Itno, certains citoyens ne partagent pas ce point de vue ,ils pensent que le CNDP dans sa composition serait juste une privilège pour le régime en place afin d’écarter l’opposition.

