La COP 29 se termine sur une mauvaise note. L’injustice climatique a envenimé le climat des dernières minutes à Bakou à Azerbaïdjan alors que la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP 29) venait à être ajournée. Le nouveau projet d’accord financier remis vendredi 22 novembre aux négociateurs de l’ONU sur le climat, propose que les pays riches s’engagent à verser 250 milliards de dollars par an pour aider les nations vulnérables à faire face au réchauffement climatique et à accélérer la transition mondiale vers les énergies renouvelables.
Les militants de la société civile pour le climat et l’environnement ont rapidement réagi à ce dernier projetont planté très vite le piqué d’opposition face à cette décision qui consiste à nuire expressément à la survie des citoyens du monde pour des intérêts des quelques États. « C’est une gifle. C’est une insulte. C’est choquant que nous en soyons à ce stade maintenant. Les pays riches jouent avec la vie des habitants des pays en développement et des petites Etats insulaires », a vociféré Namrata Chowdhary de 350.org, une organisation environnementale internationale.
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Les pays en développement appellent à une synergie d’actions en continuant à faire pression dans les négociations, car estiment tout simplement que cet « accord est terrible. » « Nous continuons à insister sur l’idée qu’aucun accord vaut mieux qu’un mauvais accord », déclare Jacobo Ocharan, du Climate Action Network International, rapporté par le site des Nations unies.
Le financement climatique continuera toujours à animer les débats tant que les grands pollueurs s’obstineront à ne respecter aucun accord. Pendant ces temps, les nations vulnérables peinent à faire face aux pertes et dommages causés par le changement climatique et à s’y adapter : impossible pour elles notamment de construire leurs propres systèmes d’énergie propre.

