Le Premier ministre français, François Bayrou a prononcé ce mardi son très attendu discours de politique générale à l’Assemblée nationale. un discours qui ne convainc pas les acteurs politique français car les grandes questions ayant occasionné la censure du gouvernement de son prédécesseur, Michel Barnier ne sont bien prises en compte.
« Dans deux jours nous voterons la censure » contre le gouvernement de François Bayrou, annonce devant la presse la cheffe des députés écologistes, Cyrielle Chatelain, « atterrée » par un « discours indigent » et « flou » après la déclaration de politique générale du premier ministre.
« Globalement, au sein du groupe écologiste et social, nous étions atterrés, atterrés par un discours indigent, qui était flou, qui donnait (…) des clins d’oeil au RN (…) La seule chose qu’on a retenue, c’est que le gouvernement ne reviendra pas sur la réforme des retraites, il n’y aura pas de suspension (…) L’écologie, c’est 158 mots au bout d’une heure et quart de discours (…) Dans deux jours nous voterons la censure », a-t-elle réagi.
Eric Ciotti (Union des droites pour la République) : « J’ai entendu beaucoup de constats, mais peu de réponses et peu de solutions »
A son tour à la tribune, Eric Ciotti (Union des droites pour la République) reconnaît que la tâche qui attend François Bayrou « est difficile », mais il regrette « un penchant naturel, peut-être, à l’immobilisme ». « J’ai entendu beaucoup de constats, mais peu de réponses et peu de solutions », affirme l’ancien président des Républicains.
« Le courage appellerait à la réforme de l’Etat, à la baisse des impôts et des dépenses publiques, à la suppression concrète des normes (…) sur les retraites », affirme Eric Ciotti qui demande d’ailleurs à François Bayrou d’« oser la capitalisation », qu’il qualifie de « seule solution pour sauver le système ».
Eric Ciotti appelle également à mettre « fin à l’immigration de masse » et à « laver l’humiliation algérienne en abrogeant les accords de 1968 et 2013 », des mesures que, selon Eric Ciotti, « votre ministre de l’intérieur approuve et nous lui faisons confiance pour aller dans ce sens ».
Mais le RN n’entend plus censurer
Le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu dénonce sur LCI un discours « long, soporifique et sans ambition » et indique que le RN ne votera pas la censure « aujourd’hui ». « Nous avons des paroles peu rassurantes, avec un Premier ministre peu entraînant. En général, nous ne votons pas la censure après le discours de politique générale. Nous attendons les actes.»
« Quelle déception, monsieur Bayrou », regrette Jean-Philippe Tanguy (RN) devant l’hémicycle de l’Assemblée nationale. « La censure a interdit au macronisme de continuer à tondre les classes populaires. D’un événement historique, vous ne voyez rien. Vous avez, par le passé, dénoncé les oligarques du régime, la ruine de l’État, la spoliation des classes moyennes. Il serait impardonnable que vous ne mettiez pas ces principes aux bénéfices de la Nation.»
Si le gouvernement de Bayrou venait aussi à être censuré, il y a risque qu’Emmanuel Macon ne puisse arriver au bout de son dernier mandat.

