Tchad : plaidoyer pour une éducation de qualité

Au Tchad, le manque d’infrastructures scolaires dans les provinces du Tchad ainsi que dans les zones périphériques de N’Djamena, la capitale, est réel. Alors que le monde évolue vers la digitalisation et l’amélioration des systèmes éducatifs, le pays fait face à un défi majeur : l’effondrement de ses infrastructures scolaires.

Dans les provinces éloignées et les zones périphériques de N’Djamena, la situation est alarmante. Les salles de classe, souvent construites avec des matériaux rudimentaires tels que des pailles et des tiges de mil, sont exposées aux intempéries et aux animaux. Les élèves, dans ces conditions précaires, s’assoient sur des pierres ou à même le sol, rendant l’apprentissage non seulement difficile mais aussi décourageant.

Le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a inscrit la revalorisation du système éducatif à l’agenda de son premier quinquennat. Cependant, un tel projet ambitieux ne pourra se concrétiser sans des infrastructures adéquates. Il est impératif que le gouvernement agisse rapidement pour construire des salles de classe modernes et bien équipées dans chaque village. Ce n’est qu’en offrant un environnement d’apprentissage décent que l’on pourra espérer voir une amélioration significative du niveau éducatif.

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De plus, alors que d’autres pays migrent vers des solutions numériques pour l’éducation, le Tchad doit également envisager un « boom en avant » dès le mi-mandat du président. Cela impliquerait non seulement la construction d’infrastructures, mais aussi la mise en place de programmes adaptés aux besoins locaux. La digitalisation ne doit pas être une fin en soi, mais plutôt un complément à une base solide d’éducation traditionnelle.

Un autre aspect crucial à considérer est le besoin urgent en ressources humaines qualifiées. Le ratio enseignants-élèves demeure préoccupant selon les données du ministère de l’Éducation nationale. Pour rendre le système éducatif tchadien plus compétitif, il est essentiel que le gouvernement recrute un nombre suffisant d’enseignants qualifiés. Cela nécessitera une réflexion stratégique sur les salaires et les conditions de travail afin d’attirer et de retenir les meilleurs talents.

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Enfin, il est impératif d’investir dans le renforcement des capacités des enseignants déjà en poste. La formation continue doit devenir une priorité afin d’améliorer les méthodes pédagogiques et d’adapter les pratiques éducatives aux besoins spécifiques des élèves. Le niveau actuel des élèves étant jugé insuffisant, il est nécessaire que ce défi soit pris au sérieux.

Avec une vision claire et des actions concrètes sur le terrain, il est possible de transformer ce système en un modèle qui offre à chaque enfant la possibilité d’apprendre et de s’épanouir. Le moment est venu pour tous les acteurs concernés – gouvernement, ONG et communauté – de se mobiliser pour faire de l’éducation une priorité nationale incontournable.

La Rédaction

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