Le gouvernement d’Allah-Maye Halina II, dévoilé ce jeudi 06 février 2025 après sa reconduction à la tête du gouvernement comme Premier ministre, présente peu de changements par rapport à la précédente.
Parmi les sortants, on note le départ d’Abdramane Koulamallah après quatre ans pendant la transition ; il a quitté le gouvernement d’Allah-Maye Halina II. Depuis 8 mois à la tête du ministère des Affaires étrangères, le chef de la diplomatie et porte-parole du gouvernement quitte le navire. De son passage aux affaires, il a notamment géré le départ de l’armée française du Tchad, en qualité de président de la Commission chargée de la dénonciation de l’accord de défense entre le Tchad et la France. De sa qualité de porte-parole du gouvernement, Abdramane Koulamallah a maîtrisé l’attaque du 8 décembre 2024 à la présidence de la République, malgré certaines incorrections à lui reprocher. Le porte-parole revient à Gassim Chérif, un ex politico-militaire rentré au Tchad suite à l’accord de Doha.
L’autre figure de la politique qui quitte le gouvernement est celle de Aziz Mahamat Saleh. L’ancien ministre des Infrastructures et de l’enclavement a récemment été désigné secrétaire général du Mouvement patriotique du salut (MPS) du régime au pouvoir. Aziz Mahamat Saleh est nommé de nouveau ministre d’État, conseiller spécial à la présidence de la République auprès de son chef Mahamat Idriss Déby. Un poste quasi moins chargé qui lui permettrait de mieux s’occuper des affaires du parti.
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Il faut noter aussi le départ mérité du ministre de la Jeunesse, des Sports, Abakar Djarmah Aumi qui a beaucoup rencontré de problèmes dans ce ministère. Depuis sa nomination, il n’a pas pu trouver une solution au problème du projet de 50 mille emplois des jeunes initié depuis 2022. Des grognes de ces jeunes dont les projets n’ont pas été financés résonnent encore de jour en jour. Il n’a surtout pas réussi à qualifier l’équipe nationale, Sao, à la Coupe d’Afrique des nations Maroc 2025. Depuis les défaites répétées des Sao, les Tchadiens, en particulier les jeunes, n’attendaient que son départ. La crise qui savit au sein du Conseil national de la jeunesse tchadienne (CNJT) aurait également eu raison de ce maître de judokas.
Un autre départ est aussi celui de Fatimé Boukar Kosseï du ministère de l’Action sociale et de la Solidarité et des Affaires humanitaires. Cheffe de mission au Kanem pour les élections législatives, provinciales et communales de décembre dernier pour le compte du MPS et malgré son lien familial avec le président de la République, elle a quitté le navire.
Par ESSIBEYE Lévis

