Plus de 964 000 personnes (soit 166 000 ménages) sont affectées par ces inondations au 25 août 2024. Des données à prendre avec beaucoup de pincettes. Quoi que l’on puisse en dire, les inondations ont constitué les préoccupations majeures du premier gouvernement de la Ve République.
Alors que les premières gouttes de pluie infestent parfois violemment certaines provinces du Tchad, les débats, souvent houleux et souvent infernaux, commencent à être entretenus. Avec pour toile de fond, la finalisation des travaux de construction de l’interminable digue de Walia, dont le coût serait estimé mécaniquement à 22 milliards de francs CFA.
Les inquiétudes des populations sont licites puisqu’elles sont basées sur les expériences du passé. En face, le gouvernement du grand maçon, Allah Maye Halina, promet une réponse cyclopéenne face à une éventuelle menace des inondations. Il suffit donc d’avoir souvenance que le comité de gestion des inondations mis en place manu militari en 2024 a pu résister face au vent de dissolution des structures de cette nature. Cette démarche vise à guider les actions futures dans la prévention et la lutte contre les inondations cycliques, à en croire la première réunion dudit comité autour du Premier ministre, coordonnateur de cette commission.
De coutume, le gouvernement intervient à posteriori pour résoudre les problèmes de l’inondation. Les critiques populaires sont le plus souvent axées sur le manque de proactivité dans la riposte. En 2025, alors que les pressions sont lourdement exercées sur les différentes parties prenantes dans la prévention contre ces catastrophes naturelles, il y a lieu d’espérer, dans la vigilance. Aux côtés du gouvernement, les citoyens doivent aussi se mobiliser à travers des petits gestes qui sauvent : solidarité dans les actions et l’adoption des comportements civiques.
La Rédaction

