Suite à la déclaration de l’Association des jeunes leaders pour la promotion de l’espace numérique au Tchad (AJLPENT), en date du 5 novembre dernier, accusant le Secrétariat général de la Présidence de la République (SGPR) de détournement du projet « Centre d’innovation technologique de N’Djamena », le SGPR apporte des précisions factuelles et chronologiques afin d’éclairer l’opinion publique.
Selon le Secrétariat général, les allégations de l’AJLPENT sont infondées. Il rappelle que le Centre d’innovation technologique de N’Djamena (CIT-N’Dj) est un projet institutionnel d’État, initié, structuré et piloté par le SGPR, en collaboration avec les ministères concernés et une équipe technique pluridisciplinaire de haut niveau.
Sur le plan chronologique, le projet a été conçu entre janvier et février 2025, à la suite d’une prise de contact entre le Secrétariat général de la Présidence et le Dr Mahamat Atteib Ibrahim Doutoum, professeur à la faculté des sciences exactes et appliquées. Le projet a été validé par le Président de la République le 20 février 2025, après examen d’une note détaillée.
La phase de validation et de restitution des travaux s’est déroulée entre juillet et septembre 2025. Le ministère de l’Économie numérique de soutenir financièrement le projet. Ce processus a abouti à la création officielle du CIT-N’Dj par arrêté nᵒ 0050/PR/SGP/2025 du 1ᵉʳ septembre 2025, qui en a reconnu la dimension institutionnelle du projet.
Dans un esprit d’apaisement, le Secrétariat général de la Présidence a invité l’AJLPENT à une réunion de clarification le 6 novembre 2025. Invitation que l’association n’a pas honorée.
Face à cette situation, le SGPR appelle à la responsabilité, à la retenue et au respect de l’éthique publique. Il réaffirme que le CIT-N’Dj s’inscrit dans la vision du Président de la République en faveur de la jeunesse et du développement du numérique, et constitue un cadre de travail collectif au service de l’innovation technologique au Tchad. Ainsi il demande au président de l’AJLPENT de démentir publiquement, dans les plus brefs délais, les accusations formulées. À défaut, il se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires.

