La mairie de N’Djaména participe pour la première fois à la COP30 à Belém

La Conférence des Nations Unies sur le climat (COP30) se tient à Belém, au Brésil, du 6 au 21 novembre 2025. Elle réunit des dirigeants mondiaux, des scientifiques, des organisations non gouvernementales et la société civile afin de discuter des mesures prioritaires à prendre pour lutter contre le changement climatique. La mairie de la ville de N’Djaména y prend activement part cette année, la première depuis l’histoire de la COP.

Cette présence marque ainsi donc un grand pas en avant et une volonté manifeste de l’exécutif communal de la capitale tchadienne de faire de la lutte contre le changement climatique un défi crucial. Elle vise à positionner N’Djamena comme leader sahélien en matière de résilience climatique et à engager les démarches pour intégrer les réseaux mondiaux de villes durables.

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Il va s’agir en outre de travailler à pouvoir ériger la capitale tchadienne, d’une superficie d’environ 150 km², comme chef de file parmi les villes sahéliennes. Cette démarche répond à des enjeux pressants et s’inscrit dans une volonté de transformation de la ville en modèle de résilience urbaine pour l’ensemble du Sahel.

Au cours des différentes discussions, l’équipe de la mairie de N’Djaména, dirigée par Senoussi Hassana Abdoulaye, exposera sa feuille de route 2025-2027 et mettra en exergue plusieurs phares. Il s’agit entre autres du projet de reboisement, à travers l’initiative « un N’Djaménois, un arbre », pour renforcer la végétation urbaine et lutter contre la désertification, de la gestion des inondations, afin de protéger les populations et les infrastructures contre les aléas climatiques, et de la protection des berges du Chari et du Logone, essentielles pour préserver les ressources en eau et limiter l’érosion. Aussi, le développement de l’énergie solaire, l’assainissement et la gestion des déchets ne seront pas perdus de vue. « Ces initiatives, issues d’une consultation citoyenne, répondent aux besoins des habitants et visent à faire de N’Djaména une ville résiliente face au changement climatique », affirme le maire de la ville de N’Djaména, Senoussi Hassana Abdoulaye.

Avec 1,72 million de personnes et une température moyenne de 28-30°C, N’Djaména fait face à une vulnérabilité accrue, liée à la pauvreté, à l’insécurité, à la migration et à l’urbanisation. L’afflux de réfugiés complique l’intégration et l’accès aux ressources, tandis que les conflits pastoraux et l’activité terroriste aggravent l’instabilité.

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