Le 25 avril 2025, des groupes terroristes ont attaqué le Mali, faisant plusieurs morts, dont le ministre de la Défense, le général Sadio Camara. Face à ce drame, la Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé son indignation.
L’AES à laquelle appartient le Mali dénonce des attaques coordonnées dont l’usage de la logistique et des armes utilisées « montre à souhait qu’il s’agit d’actions planifiées et coordonnées de longue date, visant à infliger de nombreuses pertes parmi les forces de défense et de sécurité et à semer la terreur au sein des populations civiles innocentes de la Confédération des États du Sahel et particulièrement du Mali. » peut-on lire dans un communiqué publié ce 26 avril la nuit.
L’AES évoque un « complot monstrueux » soutenu par des ennemis de la lutte de libération du Sahel sans pourtant citer un État ou un groupe terroriste quelconque.
Elle salue cependant la ténacité des forces de sécurité maliennes qui ont tenu en échec ce qu’elle appelle des « bourreaux de la paix et de la concorde au Sahel » avant de réaffirmer tout son engagement à imposer la paix, la liberté et la dignité dans son espace en proie aux menaces terroristes depuis plus d’une décennie.
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« La Confédération des États du Sahel exprime au peuple malien, au gouvernement de la République du Mali et aux vaillantes Forces armées maliennes (FAMa), sa solidarité totale, inconditionnelle et fraternelle. »
Elle témoigne sa gratitude à tous les États et partenaires ayant soutenu le Mali dans cette dure période.
L’AES réitère enfin son attachement sans faille à la liberté, la souveraineté et la dignité et renouvelle sa volonté de poursuivre sa lutte jusqu’à la libération totale.
Le gouvernement malien a décrété deux jours de deuil à compter de ce lundi 27 avril en la mémoire des victimes de ces attaques coordonnées par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, en collaboration avec la rébellion touareg. Ces groupes ont revendiqué des attaques contre des positions stratégiques du pouvoir d’Assimi Goïta jusqu’à son siège. Le JNIM a également revendiqué la prise de la ville-clef de Kidal, après une opération réussie menée contre l’armée malienne et les mercenaires du corps russe avec la participation de leurs partenaires du FLA (Front de libération de l’Azawad), la rébellion touareg malienne.
Par Nathaniel MOUNONE

