Politique : le PCS, une trajectoire sans heurts face au défi de la conquête territoriale

L’atmosphère politique tchadienne est d’une composition si contrastée qu’il est difficile de distinguer les partis politiques d’avenir d’avec les aventuriers. Dans ce nuage, est né le parti Paix et Cohésion Sociale (PCS) de Moustapha Masri.

Le PCS est un jeune parti sorti d’une ambiance de bar animée par les Transformateurs après les tentatives insurrectionnelles de 2022. Dans cette dérive politique dont le moral politique tendait à laisser place à la rage et à la soif démesurée du pouvoir, Moustapha Masri, alors membre actif du parti Les Transformateurs, avait entendu raison : la politique n’a pas pour vocation de prêcher la haine, la division et le rejet de l’autre. C’est une science qui engage des débats, nourrit des ambitions, mais dont la fumée doit dégager, pour la construction d’ensemble, la paix et le développement. Ainsi, le parti a obtenu son agrément de fonctionnement le lundi 3 juillet 2023 et enregistré sous le numéro de folio 559.

Malgré sa jeunesse, le PCS, appartenant à la majorité présidentielle, a su très vite se tailler une place de choix sur l’échiquier politique tchadien. Il a réussi à mobiliser une base de militants particulièrement avertis, lucides et profondément unis derrière l’idéologie du parti.

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Cette attitude est une force militante imperméable à la diversion et aux débats stériles, qui préfère la constance de l’action à l’agitation politique. Car il est de coutume qu’au Tchad, le bon militatisme se mesure par des bruits stériles et des prises de position démoniaques. À cet égard, par la maturité de ses troupes et la clarté de sa ligne, le PCS sort un tout petit peu du lot. Ce qui laisse présager un avenir encore prometteur pour cette formation.

Aussi, cet ancrage est aujourd’hui concrétisé par sa représentativité parlementaire. Pour sa toute première participation aux élections législatives, le PCS a raclé 5 sièges à l’Assemblée nationale. Une entrée tout aussi fracassante dans l’hémicycle qui, politiquement est un succès.

Reste le maillage

Cependant, le chemin vers une influence nationale incontournable impose d’immenses défis au parti de Moustapha Masri, actuel secrétaire général de la Présidence de la République. Le chantier qui reste désormais au parti est celui de travailler le maillage territorial. Moustaphe Masri et sa team doivent intensifier son implantation au-delà des centres urbains.

Il lui faut travailler sans relâche pour être connu, compris et solidement représenté dans chaque province, chaque département afin de faire résonner son message de paix sur l’ensemble du territoire national. Une conquête absolument rude.

Par Nathaniel MOUNONE

 

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