À l’occasion du segment de haut niveau organisé par l’OIM sur le thème « Restaurer les terres, l’espoir et la stabilité », le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Koularambaye Koundja Julien, a représenté le ministre Hassan Bakhit Djamous.
Dans son intervention, il a rappelé une réalité vécue quotidiennement par les Tchadiens : la dégradation des terres et la désertification ne sont pas des menaces lointaines, mais un véritable moteur de migrations et de conflits intercommunautaires autour des ressources naturelles.
Le Tchad est un pays victime, non pollueur, qui paie le prix fort d’un dérèglement climatique qu’il n’a pas causé, a-t-il souligné, plaidant pour une solidarité internationale effective et des financements climatiques prévisibles.
Le Secrétaire général du Ministère a lancé un appel à l’action sur trois fronts :
- Prévention : faire de la restauration des terres un pilier des politiques de sécurité et de développement
- Coopération : intégrer la dégradation des terres dans les stratégies de prévention des conflits et de gestion des migrations
- Participation : associer pleinement les communautés locales, éleveurs et jeunes à la conception des projets
« Restaurer, c’est restaurer la dignité et le choix pour les populations. »

