Le 29 août 2026, une frange de l’armée nigérienne a retourné les canons contre les forces loyalistes dans le but présumé de renverser le régime du général Abdourahamane Tiani. Un putsch manqué après un âpre combat notamment à l’aéroport de Niamey, cible stratégique des rebelles.
Sur la télévision nationale nigérienne, un éditorialiste n’a pas passé par quatre chemins pour accuser la France d’être derrière cette énième tentative de « déstabilisation du Niger » depuis le renversement du président Mohamed Bazoum en 2023.
Certaines voix – non officielles – ont également pointé le Tchad. Pourtant, N’Djaména entretient une excellente relation bilatérale avec Niamey. Il n’y a aucune égratignure diplomatique entre ces deux États voisins dont les relations sont séculaires et toujours fructueuses.
Interrogé sur le plateau de la télévision Electron TV, le président du parti Union sacrée pour la République (USPR), le député François Djékombé, s’est dit « sidéré » et « surpris » par « ces accusations infondées contre le Tchad ». Pour lui, il n’existe aucun élément factuel qui étaye de tels propos. « Il n’y a aucune embrouille entre le Tchad et le Niger », a-t-il affirmé. Il en veut pour preuve la dernière rentrée solennelle parlementaire des États de l’AES à laquelle le Tchad était invité d’honneur au Niger.
Pour François Djékombé, il est « aberrant » de se baser sur les bonnes relations entre la France et le Tchad pour l’accuser de vouloir déstabiliser le Niger. « Il faut être assez naïf pour croire à ces choses », s’offusque le député.
Par Nathaniel MOUNONE

