Le Tchad  met en garde le Soudan et assume son retrait de la CPI

Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abdelrahim Mahamat, a pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations-Unies ce 25 septembre 2026 au nom du Tchad. Il a réaffirmé la « neutralité stricte, absolue et inchangée » de N’Djamena dans le conflit soudanais, tout en condamnant fermement les récentes frappes aériennes ayant touché la province de l’Ennedi-Est.

Le ministre a également évoqué le poids de la crise humanitaire, indiquant que son pays accueille désormais plus de 2 millions de personnes déplacées de force, dont plus d’un million de réfugiés soudanais. « Une personne sur 17 sur le territoire de mon pays est aujourd’hui un réfugié », a-t-il souligné.

« Le retrait de la Cour pénale internationale, un choix souverain et irrévocable. »

Plus largement, Abdelmadjid Abderahim a vivement dénoncé le « cynisme des plus forts » et la politique du « deux poids, deux mesures », tout en réaffirmant son attachement au multilatéralisme et à la Charte des Nations Unies.

Il a notamment défendu la décision de N’Djamena de se retirer du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qualifiant ce choix de « souverain et irrévocable ».

« Cette décision fait suite à une réflexion approfondie sur le fonctionnement de la Cour depuis son entrée en activité en 2002 », a-t-il déclaré, estimant que l’activité judiciaire de la CPI est perçue dans de nombreux pays comme durablement concentrée sur les pays en développement, « et plus particulièrement sur le continent africain ».

Par Nathaniel MOUNONE

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