Le Tchad envisage un système de gestion de la qualité de l’information aéronautique

Ce lundi 5 octobre 2026, à N’Djaména, le directeur général adjoint de l’Autorité de l’aviation civile (ADAC), Adam Mamadou Djibert, accompagné de l’expert régional du Bureau WACAF, Bemba Fanfe, a lancé l’atelier d’assistance à la mise en œuvre du système de gestion de la qualité appliqué à l’Information aéronautique (AIM), à la Publication d’information aéronautique électronique (eAIP) et aux données de terrain et d’obstacles (TOD).

Cet atelier, organisé par l’ADAC avec l’appui du Bureau régional WACAF, se déroule du 5 au 9 octobre 2026, soit cinq jours. Il vise à renforcer les connaissances des participants sur la gestion de la qualité appliquée à l’AIM (QMS), le modèle d’échange d’informations aéronautiques (AIXM), la Publication d’information aéronautique électronique (eAIP), ainsi que les données de terrain et d’obstacles (TOD).

Dans son intervention, le directeur général adjoint de l’ADAC a mis l’accent sur la gestion de la qualité appliquée à l’AIM. Selon lui, cette formation vise à permettre la mise en place d’un système garantissant la qualité des données à chacune des étapes de leur traitement, depuis leur collecte jusqu’à leur publication, en passant par leur vérification. « La documentation des processus, la maitrise des erreurs et l’amélioration continue feront l’objet d’une attention particulière » lors de cet atelier, a souligné le directeur général adjoint.

L’atelier devra également permettre aux participants de mieux appréhender l’AIXM, afin de maîtriser sa logique, sa structure, ses règles de codage ainsi que les conditions nécessaires à une migration réussie depuis les anciens formats hétérogènes.

S’agissant de l’eAIP, Adam Mamadou Djibert a souligné que « la transition d’un support papier vers un environnement entièrement numérique implique l’automatisation de l’ensemble de la chaîne de publication, conformément aux dispositions des Annexes 4 et 15. »

Concernant les TOD, il a relevé que la sécurité de l’exploitation d’un aérodrome requiert la disponibilité de données de terrain fiables. Il importe dès lors de maîtriser les exigences relatives à leur précision, à leur collecte, à leur mise à jour ainsi qu’à leur intégration dans le flux d’informations aéronautiques.

Le directeur général adjoint de l’ADAC, Adam Mamadou Djibert, a invité les participants à « être en mesure de mieux apprécier les écarts existants, de comprendre les exigences applicables et de disposer d’une feuille de route réaliste pour les mois à venir ». Car, pour lui, « l’information aéronautique ne saurait désormais être considérée comme un simple service d’appui, elle constitue une infrastructure fondamentale pour la sécurité, la régularité et l’efficacité de la navigation aérienne ».

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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