Le 5 octobre, les enseignants sont à l’honneur : ces hommes et ces femmes qui, sans retenue, vont au fond de leurs savoirs pour éduquer et instruire les élèves. Un métier noble, mais ingrat.Le thème international retenu pour cette journée est : « Aux côtés du personnel enseignant : 60 ans à protéger la profession, promouvoir la condition enseignante et façonner nos futurs ».
Au Tchad, l’édition de cette année est célébrée sur fond de bras de fer entre les enseignants eux-mêmes. Un paradoxe ! Le bureau exécutif du Syndicat national des enseignants du Tchad (SET) et la section provinciale pour la commune de N’Djaména ne parlent pas le même langage, mais partagent pourtant les mêmes points de revendication, notamment l’application du décret 2850.
En face, le gouvernement observe. Les enseignants, quant à eux, sont confus, ne sachant qui de Bolmbari Ngolaou ou de Djibia Abdelkader suivre. Pendant que dure cette guerre de légitimité, les promesses peinent à se concrétiser, à part la bonne intention du Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno d’augmenter les primes de craie et de documentation.
Ce 5 octobre, le Chef de l’État a pris la mesure de la situation. C’est pourquoi il appelle les différents acteurs du système éducatif tchadien à un dialogue franc et constructif pour le plus grand bien des élèves tchadiens.
Le SET national et la section de N’Djaména doivent, à partir de cet appel, baisser leurs armes. Le gouvernement, quant à lui, gagnerait à faire un pas de plus sur certains points de revendication des enseignants. Car, au-delà des positions d’intransigeance affichées par chacun, c’est l’année scolaire 2026-2027 qu’il convient de sauver. Il faut éviter la grève dans les écoles tchadiennes. Ce ne sera que justice pour les élèves, qui sont innocents.
Par Nathaniel MOUNONE

