Le Secrétaire général des Nations Unies a exprimé sa vive inquiétude ce 29 avril 2026 après une série d’offensives simultanées ayant frappé plusieurs localités stratégiques du Mali, dont la capitale et la ville de Kidal. Elle appelle à une réaction internationale urgente face à l’escalade de la violence.
Le Mali vient de traverser l’un des week-ends les plus sanglants de son histoire récente. Les 25 et 26 avril, une opération coordonnée, impliquant des groupes armés du JNIM et de la FLA, a visé des centres névralgiques du pouvoir. Parmi les pertes les plus marquantes figure celle du ministre de la Défense, Sadio Camara, tué lors de l’assaut contre sa résidence à Kati.
Depuis le siège des Nations Unies, le porte-parole d’António Guterres a condamné « avec la plus grande fermeté » ces actes de violence. Le Secrétaire général s’est dit « profondément préoccupé » par la simultanéité des attaques, soulignant qu’elles ne font qu’aggraver la fragilité de la région.
L’ONU a martelé l’obligation absolue pour toutes les parties de protéger les civils et les infrastructures de base. Elle a également réitéré son appel à une « collaboration solide en matière de sécurité » à l’échelle du Sahel pour contrer une menace terroriste qui semble gagner en sophistication.
Au Mali, 6,4 millions de Maliens* nécessitent actuellement une aide d’urgence et 1,5 million sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë. Le Plan de réponse humanitaire n’est financé qu’à 13 %*, un manque de ressources qui limite drastiquement les capacités d’intervention sur le terrain.

