La loi sur l’aide à mourir a été votée mercredi 15 juillet à l’Assemblée nationale. Cette fois c’est définitif: les députés ont eu le dernier mot. La France fait désormais partie d’un cercle resserré de pays – une dizaine – qui légalisent l’euthanasie et le suicide assisté, sous certaines conditions.
Une réforme sociétale majeure, qui a suivi un long processus au Parlement. Mais concrètement, à quoi va ressembler la version française de la fin de vie et quels sont les critères d’éligibilité?
Ce droit sera réservé aux malades qui souffrent d’une affection grave et incurable, dont le pronostic vital est engagé, en phase avancée ou terminale.
Autre critère, que la souffrance du patient soit intraitable ou insupportable après avoir refusé tout traitement. Et enfin, que le patient manifeste sa volonté de manière libre et éclairée. Dans ce cas, c’est à un médecin de prendre la décision, seul, sous quinze jours, après avoir consulté l’avis non contraignant d’un spécialiste de la pathologie.
Ensuite, la règle, c’est que le patient s’administre lui-même le produit létal. Un médecin peut s’en charger uniquement quand le patient n’est physiquement pas en mesure de le faire.
Cette loi – réservée aux personnes majeures, de nationalité française – est donc votée mais sera complètement effective dans plusieurs mois. Les premières demandes devront donc attendre a minima la fin de l’année 2026.
Par Nathaniel MOUNONE

