Le militant Sonam Wangchuk, figure du mouvement étudiant surnommé le « parti des cafards », a mis fin à sa grève de la faim après avoir obtenu des garanties du gouvernement indien.
Deux ministres fédéraux lui ont assuré que les étudiants ne feraient pas l’objet de nouvelles mesures de répression policière, alors que son état de santé était devenu préoccupant.
Cette décision intervient dans un contexte de mobilisation nationale contre les fraudes répétées aux examens et de revendications réclamant la démission du ministre de l’Éducation. Malgré ce geste d’apaisement, les manifestations se poursuivent dans plusieurs régions du pays.
Le Premier ministre Narendra Modi est intervenu publiquement sur le réseau social X en annonçant des mesures destinées à lutter contre les fraudes aux examens. Il n’a toutefois pas répondu à la principale demande des manifestants concernant le départ du ministre de l’Éducation.
Selon les organisateurs, le mouvement continue de prendre de l’ampleur et s’étend désormais à plus d’une vingtaine de régions en Inde. Des discussions entre les autorités et les représentants du mouvement sont annoncées, tandis que la mobilisation reste soutenue sur le terrain.
Cette double prise de parole de Narendra Modi est assez rare pour être soulignée. Le « parti des cafards » est en train de faire bouger les lignes.
Après avoir annoncé remettre sa démission pour protester contre l’adoption de la loi d’urgence agricole, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a finalement décidé de « poursuivre sa mission » au sein de l’exécutif.
Par Nathaniel MOUNONE

