Suite à la publication du communiqué n°003/AILC/2026 le 12 août dernier, la Société des Hydrocarbures du Tchad (SHT) est sortie de son silence et apporte des éclaircissements sur le déroulement de la mission de contrôle menée dans ses locaux le vendredi 7 août 2026.
Loin de contester le principe du contrôle, la SHT affirme avoir pleinement coopéré avec les équipes de l’Autorité Indépendante de Lutte contre la Corruption (AILC). La société indique avoir désigné un point focal et mis à disposition les documents requis dans les délais impartis. Elle réfute ainsi catégoriquement toute accusation d’entrave à la mission.
« La SHT déplore particulièrement le caractère coercitif et disproportionné de ce déploiement, qui a profondément perturbé le fonctionnement de l’entreprise. »
Le point de tension majeur concerne les conditions de cette intervention. La direction de la SHT dénonce la présence d’un « dispositif militaire impressionnant lourdement armé » accompagnant la Contrôleuse Générale adjointe de l’AILC. Plus grave encore, l’entreprise s’insurge contre la séquestration, pendant près de cinq heures, de sa Directrice Commerciale et Marketing.
Selon la SHT, cette dernière aurait été maintenue dans son bureau sous surveillance armée, privée de ses moyens de communication et contrainte de voir ses outils de travail saisis sans décharge. La société invoque le respect des textes en vigueur, notamment le Décret n°2015/PR/2024, pour rappeler que les procédures de contrôle doivent se fonder sur l’impartialité, la présomption d’innocence et le droit à la défense. Pour la SHT, les difficultés rencontrées lors de l’exécution de la
mission auraient dû être traitées dans le strict respect de ces mécanismes réglementaires.
Enfin, la SHT réitère son engagement en faveur de la lutte contre la corruption, qu’elle qualifie d’exigence majeure de bonne gouvernance. Toutefois, elle souligne que cette mission ne peut être crédible que si elle est menée dans le respect absolu de la légalité et des principes régissant l’action publique.

