Dans notre précédente publication, nous saluions la décision du Président de la République Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, de supprimer les visas pour tous les ressortissants africains dès le 1ᵉʳ janvier 2027. Dans un espace de moins de deux semaines après, le Tchad vient de prendre une décision inédite : calquer la porte de la Cour pénale internationale (CPI) devenue une caisse d’enregistrement des dossiers africains mais gérés sans les Africains.
Loin d’être un simple effet d’annonce, Le Maréchal a frappé fort là où les prédateurs occidentaux cherchent par tous les moyens à coincer injustement les États africains, comme si les grands crimes n’étaient commis qu’en Afrique ou par les Africains. Le Chef de l’État a traduit en acte la volonté de plusieurs Africains soucieux de la souveraineté du continent vis-à-vis des institutions internationales aujourd’hui partisanes dans leur écrasante majorité.
Cette rupture assumée du Tchad vise à mettre fin au déséquilibre de la justice internationale et à restaurer la pleine primauté des juridictions nationales. Le Tchad met fin à un système mafieux et ouvre une nouvelle étape, celle de la confiance aux juridictions internes. Les réformes judiciaires entamées par le Maréchal sont visibles. Ses efforts dans la médiation dans des pays en conflit, notamment dans la sous-région, sont concrets.
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Pourquoi continuer à s’aligner encore derrière des États qui ne sont pas eux aussi sortis de l’auberge des crimes crapuleux et des atteintes graves aux droits humains ? Qu’a fait la CPI en Ukraine ? En Iran ? Au Liban ? À Taiwan ? Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a décidé de rompre avec cette justice sélective à géométrie variable.
Une justice, fût-elle internationale, ne peut être crédible si elle s’exerce de manière asymétrique. Pourtant, le système actuel de justice pénale internationale nécessite un rééquilibrage profond que la CPI n’a pas su opérer de l’intérieur.
Confiance endogène
La décision souveraine du Tchad de se retirer de la CPI est aussi la confiance placée aux juridictions tchadiennes. Seules ces juridictions, fortes de leur connaissance du terrain et de leurs compétences endogènes, sont en mesure d’enquêter, de juger et de proposer des réponses juridico-judiciaires adaptées aux réalités du Tchad. Personne ne peut enquêter sur le Tchad mieux que les Tchadiens eux-mêmes. Le pays dispose des capacités humaines et institutionnelles incroyables capables de rendre justice en toute indépendance et de garantir l’équité.
Les États de l’AES l’ont fait le 2 juillet en comptant d’abord sur leurs ressources propres, en phase avec les réalités judiciaires de la sous-région. Si le Tchad rejoint ainsi une dynamique globale de remise en question du modèle de La Haye, il va sans dire que cette institution se vide peu à peu. Surtout, avec la position tranchée des États-Unis à travers La déclaration du secrétaire d’État Marco Rubio de démanteler l’institution « brique après brique »
Le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno réaffirme par cet acte la stature diplomatique du Tchad. Un choix politique qui positionne le pays non pas en marge du droit international, mais au centre d’un combat pour une justice souveraine, équitable et respectueuse de la dignité des peuples africains.
Par Nathaniel MOUNONE

