Dengue : le ministre de la Santé clarifie les chiffres et recadre le débat face aux députés,

Face à l’épidémie de dengue qui touche actuellement le Tchad, l’heure est à la mobilisation collective, à la solidarité et à la responsabilité. La situation sanitaire mérite toute l’attention de la nation et non un ring ou à des règlements de comptes personnels.

Devant la représentation nationale hier 4 novembre 2026, le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr. Abdelmadjid Abderahim, a, malgré la pression de la gestion de l’épidémie sue lui, apporté des réponses claires et chiffrés aux préoccupations des députés. Un exercice réussi pour ce technicien de la Santé, qui n’est pas d’ailleurs à son premier cas de gestion de la dengue.

Il est légitime de questionner l’action publique et d’exiger des comptes aux responsables comme l’on a pu lire un peu partout dans les réseaux sociaux puis repris dans les questions des députés. Cependant, la critique doit reposer sur des faits vérifiables, des données médicales fiables et une analyse objective de la situation. Et désormais, il n’y’a plus de doutes.

À ce stade, il convient de retenir quelque chose de fondamentale : la présence de décès dans nos structures sanitaires ne suffit pas, à elle seule, à établir que toutes ces personnes sont décédées de la dengue. Seules des données médicales dûment établies permettent de confirmer les causes de décès. La rigueur scientifique et la prudence doivent donc guider nos prises de parole selon le chef de département de la Santé.

La lutte contre la dengue est un défi multisectoriel qui mobilise les professionnels de santé, les collectivités territoriales, les services d’assainissement, les partenaires techniques et financiers ainsi que l’ensemble de la population. Dans ce contexte, les insinuations de mauvaise foi et les appels à la démission ne sauraient remplacer les propositions concrètes, la prévention et l’action sur le terrain.

A partir des éclaircissements apportés par Dr Abdelmadjid Abderahim, les débats doivent désormais être fondés sur la vérité et le respect des institutions. Si des insuffisances sont constatées, elles doivent être identifiées, documentées et corrigées. Si des responsabilités doivent être établies, elles doivent l’être sur la base de preuves, et non de rumeurs ou de spéculations.

La santé des Tchadiens doit demeurer la priorité absolue du gouvernement. Que l’urgence sanitaire ne devienne donc pas un instrument de manipulation politique. Le ministère de la Santé publique et ses partenaires doivent poursuivre leurs efforts dans le renforcement de la prévention, l’amélioration de la prise en charge des malades et la protection des communautés.

La vérité, la responsabilité et l’intérêt général doivent toujours primer sur les intérêts particuliers.

Par Nathaniel MOUNONE

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