Le gouvernement tchadien a récemment annoncé que le retrait des forces françaises stationnées sur son sol est désormais fixé au 31 janvier 2025. Cette décision a été relayée ce matin sur la page Facebook de RFI, suscitant de nombreuses réactions tant au niveau national qu’international. Depuis l’annonce de la rupture des relations entre le Tchad et la France, la question du départ effectif des militaires français était au cœur des préoccupations.
Les tensions se sont intensifiées, et les autorités tchadiennes ont clairement exprimé leur volonté d’accélérer ce processus. Selon RFI, des sources proches du gouvernement français ont confirmé qu’une injonction officielle a été reçue le jeudi 19 décembre 2024. Cette injonction demande à Paris de rapatrier tous ses soldats avant la fin janvier, ce qui représente un défi considérable.
Les enjeux sont multiples. D’une part, N’Djamena insiste sur un départ rapide pour affirmer sa souveraineté nationale et répondre aux pressions internes. D’autre part, Paris fait face à un défi logistique majeur. Retirer mille soldats et une quantité significative de matériel militaire en moins de sept semaines est une tâche complexe qui nécessite une coordination méticuleuse. Les militaires français ont qualifié cette injonction de « coup de pression » provenant d’une frange dure du pouvoir tchadien, soulignant ainsi les désaccords persistants entre les deux camps. Malgré ces tensions, des négociations sont en cours pour s’assurer que le retrait se déroule de manière ordonnée et sans compromettre la sécurité régionale.
La situation est d’autant plus délicate que le Tchad joue un rôle stratégique dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le départ des forces françaises pourrait avoir des répercussions sur la stabilité de la région et sur les efforts internationaux pour contrer les groupes armés.
Par Illetegui Thomas

