La Cour suprême du Tchad a rendu ce 20 décembre 2024, une décision historique en faveur des médias en ligne au Tchad en suspendant la décision n°005 de la Haute Autorité des Médias Audiovisuels (HAMA), qui restreignait les publications des contenus audiovisuels par les journaux en ligne. Cette ordonnance, signée par le président de la Cour, Samir Adam Annour, est un souffle d’air frais dans un climat médiatique étouffé par des régulations abusives.
La HAMA, censée être le gardien de la liberté d’expression et de la pluralité des voix, a souvent agi comme un véritable tyran. Elle a su toujours imposer mécaniquement des restrictions draconiennes et abusives aux médias tchadiens qui peinent pourtant à décoller. Son dernier coup bas, qui visait à priver les citoyens de leur droit fondamental à l’information, révérait une volonté manifeste de museler toute forme de critique.
Cette autorité régulatrice s’est montrée sadique dans ses actions, cherchant à contrôler l’information plutôt qu’à la protéger. La suspension de cette décision par la Cour suprême est une claque hautement retentissante pour la HAMA et ses pratiques oppressives. En s’appuyant sur l’article 27 de l’Ordonnance n°025/PR/2018 sur le régime de la presse écrite et des médias électroniques au Tchad, la Cour rappelle que les médias en ligne doivent pouvoir s’exprimer librement sans avoir à se soumettre à une autorisation préalable.
Cet acte audacieux est une fois de plus l’expression d’une mise en garde éternelle face à l’illégitimité des tentatives de la HAMA d’imposer un contrôle excessif sur le paysage médiatique. Cette victoire des médias tchadiens est d’autant plus radieuse qu’éclatante alors que le pays se prépare à des élections législatives et locales prévues pour le 29 décembre prochain.
En période électorale, un accès libre et équitable à l’information est essentiel pour garantir que les citoyens puissent faire des choix éclairés. Ceci est d’autant plus prouvé dans les grandes démocraties. Les médias jouent un rôle fondamental dans ce processus démocratique, et leur capacité à fonctionner sans entrave est primordiale.
Les pratiques tyranniques et répressives ne doivent pas être tolérées dans une société qui aspire à la démocratie et à la liberté d’expression. C’est une victoire non seulement pour les journalistes et les acteurs médiatiques mais aussi pour tous les citoyens qui croient en leur droit à l’information. Cette lutte pour la liberté d’expression continue, et chaque victoire compte dans le chemin vers une démocratie véritablement participative.
La Rédaction

