ONU : Brice Clotaire Oligui Nguema plaide pour une Afrique souveraine et un multilatéralisme rénové

Le président de la République du Gabon, Brice Clotaire Oligui Nguema, a eu un langage franc et sans retenue devant les chefs d’État et de gouvernement à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Il a retiré la souveraineté de son pays sa ferme volonté de relancer l’économie gabonaise.  »Nous avons décidé de transformer nos ressources sur place, de créer des emplois chez nous, de développer des filières industrielles africaines », a-t-il déclaré.

Brice Clotaire Oligui Nguema a par ailleurs invité les investisseurs publics et privés à accompagner son pays dans le cadre de partenariats gagnant-gagnant.

Le président gabonais a en outre réaffirmé son vœu pour une Afrique où règnent la paix et la stabilité tout en regrettant le fait que les  »donneurs d’ordre et financiers se trouvent hors du continent. Dans le même sillage, il a vigoureusement condamné la stigmatisation des États du Sahel par la communauté internationale face au terrorisme.  »La communauté internationale gagnerait à les soutenir dans leur lutte », a-t-il suggéré.

Le chef de l’État gabonais s’est appesanti également sur la justice et la paix internationale qui, selon lui, ne se gagneraient que par un multilatéralisme revitalisé, en l’occurrence la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU qui doit tenir compte des exigences africaines.

Sur la question du conflit entre l’Israël et la Palestine, Brice Clotaire Oligui Nguema a été, on ne peut plus clair :  »Hier comme aujourd’hui, nous soutenons la solution à deux États ». Il faut rappeler que le Gabon a reconnu officiellement l’État de Palestine depuis le 12 décembre 1988. Il a appelé à la levée de l’embargo imposé à Cuba qui impacte sur le bien-être de sa population.

Une économie en pleine croissance

Selon de la Banque mondiale publié en juin 2025, l’économie gabonaise a enregistré une croissance estimée à 2,9 % en 2024, tirée principalement par le secteur pétrolier et par l’accélération des travaux publics. L’inflation a diminué, mais les perspectives d’emploi limitées et la croissance modeste ont aggravé la pauvreté, avec environ 34,6 % de Gabonais vivant dans la pauvreté selon les estimations de la Banque mondiale.

Grâce aux politiques de gestion durable des forêts, la valeur des services fournis par les écosystèmes forestiers du Gabon a presque doublé entre 2000 et 2020, pour atteindre 75,1 milliards de dollars, 99 % environ provenant des services de rétention du carbone.

Pour tirer le meilleur parti de ses ressources, des réformes visant à améliorer le climat des affaires et la gouvernance sont essentielles pour promouvoir la transformation du bois, des minéraux et des aliments, ainsi que l’écotourisme et l’agriculture, propose le rapport.

Par Nathaniel MOUNONE

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