Attaques violentes au Tchad : la CET les condamne et lance un appel au dialogue inclusif et à l’unité pour Tchad paisible

Le président de la Conférence Des Evêques du Tchad (CET), Mgr Waingué Banni Martin, a, par un communiqué ce mercredi 06 mai 2026 à Doba, province du Logone oriental, condamné les récentes attaques violentes ayant causé la mort de plusieurs Tchadiens.

 » C’est avec une profonde tristesse que nous, Évêques du Tchad, faisons écho à l’angoisse et à la douleur qui frappent notre nation suite aux violents et sanglants conflits intercommunautaires à Dar Tama dans le Wadi Fira, dans le Guéra et à l’attaque survenue à la base militaire de Barka Tolorom dans le Lac-Tchad, ayant entraîné la perte tragique de plusieurs vies humaines » s’est indigné Mgr Waingué Banni Martin.

Les pensées et les prières ont été adressées aux familles endeuillées, aux blessés, et à toutes celles et à tous ceux qui sont touchés par cette tragédie. Les évêques ont condamné  » fermement ces tueries car la vie humaine est sacrée et nul n’a le droit de l’ôter. Nous exprimons nos sincères condoléances aux familles des victimes et appelons l’ensemble de la population à s’unir dans la compassion et la solidarité en ces temps difficiles ».

Pour les pasteurs catholiques du Tchad,  » la violence ne peut être une réponse acceptable à nos désaccords car elle ne fait qu’envenimer les tensions et creuser les divisions ». Ils ont exprimé également leur préoccupation par la dégradation brusque de la situation politique du pays avec la récente vague d’arrestations d’opposants et de voix critiques. Pour la CET, « ces arrestations remettent en cause les principes démocratiques dans notre pays, l’importance de la liberté d’expression et du respect des droits humains. Elles ne font qu’affaiblir la cohésion sociale déjà fragilisée et ont des répercussions sur le vivre-ensemble tant prôné ».

L’appel au pluralisme culturel, politique et religieux a été lancé par les évêques, condition sine qua none à la construction d’un État de droit. La diversité doit être plutôt une force au lieu qu’un obstacle pour bâtir une unité nationale forte. « Le mal, qu’il soit l’exclusion, la violence, l’injustice et autres, ne peut être vaincu que par le bien, c’est-à-dire le respect de nos diversités, le dialogue, la justice pour tous » a déclaré Waingué Banni.

Pour eux, « le dialogue sincère et inclusif est la seule issue pour sortir de l’impasse actuelle. Il est impératif que toutes les parties prenantes s’engagent dans une discussion constructive, fondée sur la vérité, le respect mutuel et la recherche de solutions pacifiques. Ce dialogue est essentiel pour la réconciliation et la paix durable au Tchad. »

Un appel a été lancé aux autorités à faire preuve de sagesse et de retenue, et à favoriser un climat de confiance propice à la réconciliation. Sans cela, il sera difficile de parler d’un Tchad paisible.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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