En 2014, l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 15 juillet Journée mondiale des compétences des jeunes. Le but de cette journée est d’accélérer l’importance stratégique de doter les jeunes de compétences pour l’emploi, le travail décent et l’esprit d’entreprise. L’édition de 2026 a été célébrée sous le thème : « Des compétences pour un avenir commun ».
Au Tchad, cette journée a été passée sous silence. Aucune institution n’a organisé une activité durant pour célébrer les compétences des jeunes Tchadiens, pourtant nombreuses et variées. Le ministère de la Fonction publique et celui de la Jeunesse et des Sports ont radicalement ignoré cette journée. Seule l’Agence Nationale de Volontariat au Tchad/ANVOL-T a fait une communication, mais totalement creuse, ne mettant en valeur aucune réalisation des jeunes volontaires.
Cette attitude prouve que la question de l’emploi et surtout de la formation professionnelle des jeunes ne constitue pas une priorité pour le gouvernement. Le ministère de la Formation professionnelle, jumelé à l’enseignement supérieur, n’existe que de nom. C’est une coquillette. Dans les réalités, il n’existe aucun plan d’action crédible capable de soutenir la formation, la valorisation et l’insertion des jeunes Tchadiens.
Pendant ce temps, le Conseil national des jeunes du Tchad (CNJT) est devenu un terrain de boxe entre des jeunes dont la seule ambition est de couper les têtes des jeunes et de se partager des miettes. Cette entité, qui a perdu tout son sens, constitue une malchance pour la jeunesse tchadienne. Il est pris en otage par des dinosaures politiques. La preuve est qu’il ne parvient même pas à réclamer l’aboutissement de l’initiative 50 mille emplois de jeunes qui est un fiasco total.
Les jeunes Tchadiens ne bénéficient d’aucun espace pouvant leur permettre de manifester leurs compétences et de donner leur plein potentiel. Ils sont jetés dans la nature sans aucune sollicitude.
Au Tchad, le taux de chômage global se situe à environ 3,8 % selon les estimations modélisées de la Banque mondiale. Ce chiffre officiel masque des disparités criantes, car le sous-emploi touche près de 97,6 % de la main-d’œuvre active qui évolue dans le secteur informel, selon le rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) de 2025. La situation est particulièrement aiguë pour les jeunes diplômés, dont le taux de chômage est estimé à plus de 60 % en milieu urbain.
La Rédaction

