N’Djaména, la capitale tchadienne, a accueilli du 15 au 16 juillet, le premier Forum africain de l’eau placé sous le thème « De la vision à l’action ». Plusieurs chef d’Etats africains et bailleurs internationaux ont pris part à cette rencontre inédite. Cet exploit de mobiliser tous les Africains autour de cette ressource vitale qu’est l’eau est à mettre à l’actif du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Il a vu juste que l’eau peut unir les Africains et transcender les frontières. Mais au-delà, le Président de la République avait conscience que l’eau est un véritable levier de développement socioéconomique sur lequel les efforts des Etats africains doivent être concentrés, d’où le concept de la « diplomatie de l’eau » né à l’occasion de ce forum.
À cette occasion, le chef de l’État tchadien a rappelé le contexte de la tenue de ce Forum africain de l’eau. Selon lui, l’Afrique est confrontée à une crise hydrique d’une ampleur sans précédent. En effet, « plus de 400 millions de nos compatriotes africains n’ont pas accès à une eau potable », a remarqué le président tchadien. Il a poursuivi en déclarant que « nos capacités de stockage s’amoindrissent dangereusement, l’irrigation reste à des niveaux dramatiquement insuffisants, et les bouleversements climatiques menacent de réduire le produit intérieur brut de près de 12 % d’ici 2050 ».
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Le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno a également évoqué le tarissement du lac Tchad et les conséquences qui en découlent. Le chef de l’État a également cité la diminution du débit des cours d’eau, l’assèchement des oasis et d’autres ressources hydriques. Pour lui, si le lac Tchad et les cours d’eau continuent de se tarir et de diminuer, cette situation résulte d’une responsabilité collective des Africains, en raison notamment du manque d’investissements et de financements.
Pour le président, l’eau constitue le socle fondamental du développement. Car, « lorsque l’eau se retire ou manque, la pauvreté avance à grands pas, les hommes et le bétail souffrent, les conflits se multiplient et la quiétude est perturbée ». En revanche, « lorsque l’eau abonde, l’hygiène s’améliore, le bétail se multiplie, les récoltes augmentent, la cohésion s’installe et le développement s’amorce ».
À travers le thème « De la vision à l’action » de ce Forum africain de l’eau, un appel est lancé à tous les partenaires, et plus particulièrement à tous les Africains, afin que l’eau ne soit un luxe pour personne. Elle doit plutôt être un droit fondamental pour chaque être humain, animal et végétal.
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Le patron du palais Toumaï a invité les partenaires ainsi que les institutions nationales à honorer le pacte de financement de l’eau, dont le montant s’élève à 3,8 milliards de dollars, soit environ 75 milliards de FCFA, afin que les immenses promesses des ressources hydrauliques deviennent une réalité.
Il a également appelé les banques nationales, régionales, continentales, internationales et multilatérales à accélérer la mobilisation des financements. Car, étant source de vie, l’eau ne saurait attendre. « Nos populations ont trop attendu. Les Africains ont trop attendu et ils ne veulent plus attendre », a déclaré le Président.
Enfin, formulant trois engagements reposant sur le financement, la gouvernance et l’inclusion des femmes, le chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a annoncé une mesure historique en faveur de l’intégration africaine. « Le Tchad, pays de Toumaï, berceau de l’humanité, ouvre ses frontières et supprime les visas pour tous les Africains, dès le 1ᵉʳ janvier 2027 », a conclu le président.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

