Ce mardi 4 août 2026 à N’Djaména, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a présenté le bilan de la 54ᵉ édition de la Semaine nationale de l’Arbre (SNA) sur l’ensemble du territoire national.
Placée sous le thème « Un Tchad vert, un avenir durable », cette édition de la SNA, organisée à Arada dans la province du Wadi Fira, restera, selon le ministre Hassan Bakhit Djamous, gravée dans les annales de l’histoire environnementale du pays. Au-delà des plants mis en terre, elle a insufflé un nouveau souffle national autour de l’arbre et de la protection de l’environnement.
Le ministre a souligné que tous les acteurs ont été impliqués dans cette édition, qu’il s’agisse des acteurs politiques, des institutions ou encore des citoyens des 23 provinces. « La Semaine Nationale de l’Arbre n’est ainsi plus l’affaire du seul département chargé de l’environnement, mais une cause nationale partagée par les institutions, les collectivités, les communautés et les citoyens », a témoigné le ministre.
Parmi les facteurs ayant contribué à la réussite de cette Semaine nationale de l’Arbre, Hassan Bakhit Djamous a indiqué que « le premier facteur de réussite a été l’engagement personnel de Son Excellence le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’État ». En effet, c’est lui qui a donné le coup d’envoi de la campagne au Palais Toumaï par la plantation symbolique d’un oranger. Ce geste traduit le fait que l’action environnementale est au cœur de l’exemplarité républicaine et réaffirme l’objectif de planter dix millions d’arbres en cinq ans.
Le ministre a également rappelé que, d’une institution à l’autre et d’une province à l’autre, le même geste a porté le même message : « protéger l’arbre et restaurer les terres relèvent d’une responsabilité républicaine et citoyenne ».
Les cérémonies organisées à travers le pays et la diversité des participants témoignent d’une véritable prise de conscience nationale. Pour Hassan Bakhit Djamous, l’arbre est désormais compris comme un moyen concret de protéger les sols, de restaurer le couvert végétal, de préserver les ressources en eau et la biodiversité, de soutenir l’agriculture et l’élevage, ainsi que de renforcer la résilience des communautés.
À Arada, 6 000 plants ont été mis en terre sur un site aménagé de 15 hectares, doté d’un forage, d’une alimentation solaire et d’un dispositif d’arrosage. À N’Djaména, 15 092 plants ont été plantés, tandis que la province du Lac en a enregistré 12 540 et Mongo, dans la province du Guéra, 1 000.
Le ministre a toutefois précisé que « ces chiffres provisoires ne constituent pas encore le bilan national définitif. La consolidation des données des vingt-trois provinces se poursuit, mais confirme déjà l’engouement suscité et l’efficacité d’une méthode fondée sur la responsabilisation de chaque institution et de chaque territoire ».
Cependant, une campagne de reboisement ne se mesure pas uniquement au nombre de plants mis en terre, mais surtout au nombre d’arbres qui survivent et grandissent. Le principal défi, après la plantation, est donc de transformer l’engouement de cette semaine en une culture permanente de l’entretien et de la protection des arbres.
À cet effet, le suivi des plantations est désormais indispensable. « chaque institution, ministère, collectivité, service provincial, établissement ou organisation doit rester responsable de ses plants ».
Le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer une continuité entre la plantation, l’arrosage, la protection et le suivi des plants afin de garantir le succès durable de cette campagne.
Il a, par ailleurs, invité les Tchadiens à maintenir cet élan tout au long de l’année et à faire de la plantation d’arbres un réflexe citoyen quotidien. Il a appelé au renforcement des mécanismes de suivi, en mettant un accent particulier sur la protection des jeunes plants contre les feux de brousse, les animaux en divagation et les autres menaces susceptibles de compromettre leur croissance.
Le ministre a également plaidé pour une intensification de l’éducation environnementale. « La réussite de notre politique repose sur la compréhension par chaque citoyen que protéger l’arbre, c’est protéger une source d’eau, préserver la fertilité des sols et créer des revenus pour les communautés. Et enfin, continuer les évaluations : Il est temps d’adopter une évaluation rigoureuse des actions menées depuis cinq décennies pour les adapter et les améliorer. »
Pour conclure, il a lancé un appel à tous les Tchadiens en rappelant que « la protection de l’Environnement n’est pas un luxe, c’est une question de survie et de souveraineté nationale ». Il a enfin invité chacun à faire sienne cette affirmation du Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno : « planter est un devoir, entretenir est une responsabilité, détruire est un crime ».
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

