Tchad : le parti RUPTIR propose un « Pacte national tremplin » pour réduire les dépenses de l’État et stimuler la production

Le Président national du Rassemblement pour l’Unité et le Patriotisme Intégral (RUPTIR, Mahamat Oumar Adoum, a, ce 11 aout 2026, adressé une lettre au Président de la République du Tchad. Dans cette lettre, il propose le « PACTE NATIONAL TREMPLIN » pour une Gouvernance de minimum de dépenses et de création de richesse.

Dans sa lettre, Mahamat Oumar Adoum explique que ce pacte national tremplin est un projet de gouvernance sobre, crédible et mobilisateur. L’idée centrale de ce projet est : l’État ne dépense pas pour consommer, l’État investit pour que les citoyens produisent de la richesse. « Le PACTE NATIONAL TREMPLIN est pour le Tchad ce que fut le plan marshal pour les européens » a affirmé le président du RUPTIR. Aussi, cette proposition reprend la préoccupation et la volonté de faire du budget 2027, un budget d’action sujet à des évaluations et non du copié collé.

Le parti RUPTIR, fidèle à son engagement de servir le Tchad et non de se servir, soumet à votre haute attention, la présente proposition de plan de relance économique au moment où le pays fait face à une double réalité socio-économique avec en filigrane une situation sécuritaire tout autour. Ces enjeux imposent plus que jamais, une discipline sans pareil doublée d’un sens de responsabilité et de patriotisme élevé. Par conséquent, le pays appelle aux rescousses. « Nous avons tous, l’obligation morale de répondre à l’appel et hisser notre pays aux rangs des grandes nations. Les leaders, sont sensés se sacrifier et faire preuve d’une discipline et un sang-froid au-delà des limites humaines » a conseillé Mahamat Oumar Adoum.

Le constat est qu’au plan macro-économique, les ressources actuelles sont limitées et la pression sociale qui s’exprime sous formes des besoins de base à assurer pour son peuple reste très forte. Tandis qu’au plan micro-économique, la majorité des concitoyens vivent dans une précarité extrême et une pauvreté parmi les plus élevées au monde.

Dans ce contexte, continuer une gouvernance de consommation aléatoire et de dispersion budgétaire serait une faute historique. Aussi, le niveau de pauvreté est tel que l’État ne peut plus se permettre d’assurer un « État providence ». Il faut à la place un « État tremplin ». C’est pourquoi, RUPTIR, vient par cette présente proposer à l’État tchadien le « PACTE NATIONAL TREMPLIN », fruit de ses réflexions, ses observations sur l’environnement économique, politique et social.

Ce travail de réflexion a permis d’identifier cinq (05) axes sur lesquels, il faut agir pour produire davantage de la croissance pour un bien être de la population. L’État doit organiser la société autour de la production et la consommation. Ces agrégats engendreront de la richesse puis de la croissance pour une satisfaction générale.

En primo, le RUPTIR mise sur l’exemplarité de l’État en parlant de la sobriété comme règle dans les dépenses. L’objectif est de réduire de 30% les dépenses de fonctionnement et de souveraineté de l’État. Geler les achats de véhicules, plafonner les missions, réduire le train de vie des institutions, adopter une approche de fusion de rôle des entités publiques… L’argent économique doit être sanctuarisé pour l’investissement productif. Le concept est simple : l’État doit maigrir pour que le peuple grossisse.

Ensuite, le RUPTIR propose à l’État de faire de l’agriculture et l’élevage le pôle de création d’emploi et de la richesse. Il doit consacrer 65% du budget d’investissement à l’agriculture irriguée et mécanisée, aux pistes rurales, aux forages pastoraux, à l’élevage en encourageant la pratique des fermes pour amoindrir le nomadisme pastoral et à la transformation locale.
Mettre aussi en place un prix plancher garanti par l’État pour sécuriser le revenu des paysans et éleveurs afin de protéger ces derniers aux éventuels aléas du marché. Ici l’objectif est d’atteindre une autosuffisance alimentaire plus particulièrement en riz, maïs, lait, viande d’ici cinq ans.

Et troisièmement, l’argent public doit être transformé en tremplin. Affecter 70% des recettes pétrolières et minières pour un fonds : « Fonds Souverain de Production (FSP) ». Pour le RUPTIR, ce fonds ne servira pas à payer les salaires, mais à garantir les prêts des jeunes et des femmes entrepreneurs, à subventionner les PME agro-industrielles, à acheter prioritairement made in Tchad et à apurer la dette intérieure afin de relancer davantage la croissance. L’objectif recherché ici est de faire en sorte que « 1 Franc public doit mobiliser 3 Francs privés ». D’où, la massification de l’investissement privé local.

En quatrième position, il faut des infrastructures qui rapportent telles que l’Énergie, la route, la connexion internet. Ici la priorité absolue est portée sur l’énergie solaire pour les zones des productions, aux routes de désenclavements des bassins agricoles et le développement de l’internet pour se connecter au reste du monde. Pour cela, on doit faire recours aux partenariats Public-Privés pour ne pas alourdir la dette.

Et enfin le capital humain utile à la production. Et donc, il faut assurer une gratuité ciblée dans les faits, des toutes les écoles primaires et trois filières techniques (Mécanique agricole, Élevage, Agro-transformation). Assurer une gratuité santé ciblée dans les faits « mère et enfant ». Commencer un travail de citoyenneté de l’enfant Tchadien dans les écoles par le biais des mécanismes et outils pédagogiques adaptés afin de leur insufflé et renaître en eux le patriotisme et l’amour du pays.

« Asseoir une stratégie de lutte sans pitié contre la corruption et publier chaque semestre l’exécution du budget pour en évaluer sa performance » a conseillé le président national du RUPTIR, Mahamat Oumar Adoum.

A travers cette initiative, le RUPTIR place la gouvernance, la sobriété de l’Etat, la transparence budgétaire et la transformation des ressources nationales en investissement productifs au centre de sa vision pour le développement du Tchad.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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