FNJ 2026 : le CNJT interpelle le gouvernement sur l’emploi et les infrastructures

La ville de Pala, chef-lieu de la province du Mayo-Kebbi Ouest, a abrité du 12 au 14 octobre 2026 la 27e édition de la Fête nationale de la jeunesse. Lors du lancement des travaux de cet événement, le président du Conseil national de la jeunesse tchadienne (CNJT), Abakar Dangaya, a dressé un tableau sans concession des défis auxquels font face les jeunes tchadiens.

Instaurée par le décret 158/PR/1996 du 30 mars 1996, la Fête nationale de la jeunesse célèbre cette année ses 27 d’existence. Si ce rendez-vous annuel se veut un moment de communion, de brassage culturel et de promotion de la citoyenneté, il constitue également une tribune pour poser les jalons d’un diagnostic profond des maux qui minent la jeunesse tchadienne.

Le Président du CNJT, connu pour son franc-parler, a d’emblée, salué la volonté politique du gouvernement en faveur de la jeunesse et des sports tchadiens. Cependant, il n’a pas manqué de pointer du doigt la persistance du chômage et le manque d’opportunités.

Parmi les points d’ombre soulevés figure l’abandon de nombreux chantiers de construction de stades et d’infrastructures socio-sportives lancés entre 2013 et 2015 dans les provinces. « Alors que l’État y a investi des milliards, tous ces travaux sont à l’abandon », a regretté le président du CNJT, avant d’insister par ailleurs sur l’urgence de construire des centres multimédias et socio-culturels pour encadrer adéquatement les générations futures.

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Abakar Dangaya a déploré en outre les mentalités administratives. « Qu’un jeune qui se présente dans un bureau pour une opportunité se voit poser la question de sa compétence et de la quintessence de son CV, et non de savoir qui l’a envoyé ou de qui il est le fils », a-t-il plaidé.

Il a aussi lancé un appel au gouvernement à l’effet de renforcer l’Agence nationale de volontariat, qui, bien qu’active, a besoin d’un accompagnement pour porter ses fruits.

Il a rappelé que l’appartenance nationale prime sur toute considération provinciale ou communautaire : « Avant d’être un jeune de Fianga, de Koumra, de Mongo, de Pala ou de Goundi, dites-vous que vous êtes d’abord et avant tout un Tchadien ».

Le président du CNJT a enfin lancé un appel à la jeunesse pour qu’elle cultive l’excellence, la responsabilité et le sens du labeur, en évitant les sentiers de la facilité pour bâtir un Tchad uni et prospère.

Par Nathaniel MOUNONE

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