Dans plusieurs quartiers du 9ᵉ arrondissement de la ville de N’Djamena, les habitants dénoncent la mauvaise qualité du réseau internet et téléphonique. Lenteur de connexion, coupures fréquentes et impossibilité d’effectuer des opérations en ligne : cette situation affecte fortement la population, en particulier les jeunes évoluant dans le domaine du numérique et de la digitalisation.
Il est devenu fréquent de voir des jeunes, tôt le matin ou tard le soir, rassemblés le long des goudrons, certains sur la digue, dans l’espoir de capter quelques barres de réseau. Une scène devenue habituelle dans cette partie de la capitale.
« Souvent, nous achetons des forfaits internet pour télécharger des documents ou suivre des cours en ligne, mais ils expirent sans que nous puissions les utiliser normalement », déplore Ngar Christophe, étudiant en deuxième année d’informatique.
Au petit marché communément appelé « Ngosso », les commerçants dénoncent également les difficultés de communication avec leurs fournisseurs et leurs clients. Selon eux, les appels téléphoniques sont souvent interrompus et l’envoi de messages devient parfois impossible pendant plusieurs heures.
« Aujourd’hui, tout passe par les réseaux sociaux tel que le commerce, les études et la communication. Quand le réseau devient mauvais, cela ralentit toutes les activités », souligne Kaïgué Paul, diplômé sans emploi.
Malgré les nombreuses plaintes exprimées par les usagers, aucune amélioration notable du réseau n’a encore été constatée. La population continue ainsi de subir quotidiennement les conséquences de cette faible qualité de connexion internet, devenue un véritable frein aux activités économiques et éducatives dans le 9ᵉ arrondissement.
Il convient de rappeler que cette mauvaise qualité récurrente du réseau a des conséquences importantes sur plusieurs secteurs, notamment l’éducation et l’économie. Les élèves et étudiants rencontrent d’énormes difficultés pour suivre les cours en ligne, effectuer des recherches ou télécharger des documents pédagogiques. Cette situation entraîne également des pertes de temps et d’argent pour les usagers, freine le développement numérique, réduit la productivité et crée un sentiment de frustration au sein de la population.
Par ESSIBEYE Lévis

