Le Bureau de coordination du Troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH3) a tenu un point de presse ce mardi 2 juin 2026 au siège de l’INSEED, situé à Farcha, afin d’apporter des éclaircissements sur les différentes informations et spéculations concernant les agents recenseurs déployés sur le terrain.
Suite aux revendications des agents recenseurs qui jugent insuffisante la somme de 40 000 FCFA à percevoir lors de la formation, le coordonnateur national du RGPH3, Dr Madjigoto Robert, a précisé que : « pendant la formation, chaque participant bénéficie d’un forfait de formation de 40 000 FCFA, payable en deux tranches de 20 000 chacune ». Il a ajouté que « les formateurs composés notamment des coordonnateurs provinciaux, des superviseurs et assistants informaticiens, perçoivent une indemnité de formation de 70 000 FCFA ». Le coût total de la formation représente ainsi une enveloppe de 1 546 850 000 FCFA.
À l’issue du test de sélection, les contrôleurs retenus percevront une rémunération de 225 000 FCFA pour un mois de contrat, tandis que les agents recenseurs retenus bénéficieront d’une rémunération de 200 000 FCFA pour la même période.
Le paiement se fera en deux tranches : la première, correspondant à 40 % du montant total, sera versée après la signature du contrat et le démarrage effectif des opérations de terrain ; la seconde, correspondant à 60 % du montant total, sera versée à l’issue des opérations.
Le coordonnateur national du RGPH3 a également clarifié que : « pour garantir la transparence, la sécurité et la traçabilité des paiements, l’ensemble des indemnités et honoraires sera versé exclusivement par voie électronique via la plateforme Moov Money. Aucun paiement en espèces ne sera effectué ».
Malgré cette sortie médiatique, les préoccupations des agents recenseurs demeurent. Plusieurs observateurs s’interrogent sur le fait que cette communication n’ait pas été faite plus tôt. Avant le déploiement des agents dans les différents départements, chacun aurait dû être informé des indemnités de formation auxquelles il avait droit.
Face à cette situation marquée par des contestations et des incompréhensions, des interrogations persistent quant au bon déroulement du recensement. Si les agents recenseurs venaient à boycotter les opérations en quittant massivement le terrain, quelles dispositions l’INSEED prendrait-il pour assurer la poursuite du processus.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

