Après trois jours de discussions, de partage d’expériences et de réflexions, les activités du Forum sur la Gouvernance de l’Internet en Afrique centrale (FGI-AC), édition 2026, ouvertes le 13 octobre, ont pris fin ce jeudi 15 octobre 2026 à N’Djaména. La cérémonie de clôture a été présidée par le secrétaire d’État au ministère des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Inbagolo Abel Maïna.
Durant ces trois jours, les réflexions sur les orientations et les stratégies à adopter pour une gouvernance numérique inclusive et souveraine ont animé les différents panels, réunissant des femmes et des hommes du secteur numérique. Les échanges ont notamment porté sur l’intelligence artificielle, la cybersécurité, la souveraineté des données et la résilience des infrastructures, des enjeux majeurs pour les États de la sous-région dans un monde marqué par une transformation numérique accélérée.
Au terme des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à renforcer les compétences locales, à construire des infrastructures numériques critiques et optiques fiables et résilientes, ainsi qu’à faire de la coopération sous-régionale un levier essentiel de compétitivité.
Les membres du Forum sur la Gouvernance de l’Internet en Afrique centrale ont réaffirmé leur attachement aux engagements issus du Sommet mondial sur la société de l’information, du processus correspondant et du Pacte numérique mondial. Ils ont souligné que la souveraineté numérique constitue un pilier essentiel de l’autonomie décisionnelle, de la sécurité et de la compétitivité des États.
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Dans cette perspective, les participants se sont engagés à promouvoir la maîtrise progressive des infrastructures stratégiques, la protection des données, le développement des compétences locales et la mutualisation des ressources technologiques. Ils ont également encouragé une coopération active entre les autorités de régulation afin de favoriser l’interopérabilité des réseaux, la confiance numérique, la protection des utilisateurs et le développement des échanges transfrontaliers.
À l’endroit des États et des institutions régionales, les participants ont recommandé la poursuite des efforts en faveur d’un environnement juridique cohérent, propice à l’innovation et respectueux de la souveraineté nationale. Ils ont également appelé à un développement responsable du numérique, dans le respect des droits fondamentaux, de la protection des données et des réalités socioculturelles des populations.
Les chefs d’État ont, par ailleurs, été invités à faire de la souveraineté numérique, de la résilience des infrastructures et de l’intégration numérique des priorités stratégiques de la sous-région.
Prenant la parole à la clôture des travaux, le secrétaire d’État aux Télécommunications, Inbagolo Abel Maïna, a salué la réussite de cette édition 2026 du Forum sur la Gouvernance de l’Internet en Afrique centrale.
Il a souligné que le Gouvernement tchadien, en concertation avec les États membres du FGI-AC, a retenu quatre chantiers prioritaires. Il s’agit de la souveraineté des infrastructures d’interconnexion régionale, avec pour objectif de réduire durablement le coût du mégaoctet pour les citoyens ; de l’opérationnalisation de la cybersécurité ; de l’autonomisation de la jeunesse et de l’appui aux initiatives nationales ; ainsi que de l’harmonisation des cadres relatifs à l’intelligence artificielle et aux données.
À travers ces orientations, le FGI-AC 2026 entend contribuer à la construction d’un espace numérique régional plus souverain, sécurisé, inclusif et compétitif.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

