PTPAS : Pourquoi les Tchadiens n’ont-ils pas accès au plein emploi, pourtant gage de la souveraineté ?

Ce samedi 1er août 2026 à Chagoua, dans la commune du 7ᵉ arrondissement de N’Djaména, la présidente du Parti des Travailleurs pour le Progrès et l’Adhésion Sociale (PTPAS), Bara Deneram Marina, a animé un grand meeting placé sous le thème : « Ensemble pour le plein emploi de la jeunesse, la dignité du peuple tchadien et l’adhésion sociale ».

Après plusieurs activités du parti, notamment des caravanes de sensibilisation et des missions d’implantation dans 12 des 23 provinces du pays, le PTPAS a organisé son tout premier meeting consacré au travail, à l’emploi, à l’employabilité, à l’entrepreneuriat, à la jeunesse, à la femme, à la vulnérabilité, à la précarité, à la gouvernance et à la pauvreté. Selon le parti, ces préoccupations revenaient constamment dans les échanges avec la population lors de ses différentes activités. C’est cette réalité qui a motivé le choix du thème : « le plein emploi pour la jeunesse, gage de la souveraineté certaine de notre pays ».

Au cours de cette rencontre, la présidente du PTPAS, Bara Deneram Marina, a expliqué en quoi le plein emploi pouvait constituer un gage de souveraineté nationale. Selon elle, le plein emploi est l’exigence de fournir à chaque Tchadien et à chaque Tchadienne un travail décent, sans distinction. Le réduire à la simple occupation d’un poste reviendrait à passer à côté de sa véritable signification. D’après la présidente, « le plein emploi, c’est aussi le moment où tous les secteurs économiques, sociaux, culturels et environnementaux du pays se mobilisent pour créer de la richesse et de la valeur ajoutée dans la production des matières premières, leur transformation, leur commercialisation et leur consommation sous forme de produits finis jusqu’au bout de la chaîne ».

Elle a également déploré l’absence d’un partage équitable des revenus dans les foyers, qui pourrait pourtant garantir une véritable justice sociale. Cette situation amène, selon elle, à s’interroger sur les raisons du non-accès à l’emploi. « Aujourd’hui, qu’est ce qui nous empêche de nous rapprocher du plein emploi pour chaque Tchadien ? » s’est-elle interrogée.

En premier lieu, la présidente du PTPAS estime que la réponse réside dans l’égoïsme, la méchanceté, l’orgueil, la jalousie, l’hypocrisie, le mensonge et la haine envers son prochain. Selon elle, ce sont ces sentiments qui guident trop souvent les décisions de ceux qui ont la responsabilité d’une famille, d’une entité, d’un village, d’une administration ou d’une nation. Dès lors qu’un pays est dirigé par de tels sentiments, « elle finit par ressembler au Tchad d’aujourd’hui » a déclaré la présidente du PTPAS.

Elle a indiqué que l’égoïsme conduit notamment au détournement, en toute impunité, de milliards au profit d’une seule personne. La méchanceté, selon elle, pousse certains responsables à entretenir des conflits meurtriers entre les Tchadiens et à détruire la vie de leurs semblables. Quant à la terreur, elle se traduit, d’après elle, par des intimidations, des menaces et des emprisonnements de frères et sœurs innocents, simplement parce qu’ils dérangent ou menacent certains intérêts.

Toujours selon la présidente, ces comportements amènent certains responsables à barrer la route à leurs concitoyens dans l’accès à un emploi, à une fonction ou à un poste, dans le seul but de les maintenir en bas de l’échelle afin de préserver leurs propres positions.

Une autre explication du non-accès à l’emploi serait, selon le PTPAS, le manque de patriotisme. La présidente du parti a souligné que « l’esprit Patriotique s’est éteint en chaque Tchadien et Tchadienne ». Cet amour de la patrie est, selon elle, le seul capable de vaincre le mal et de détruire les sentiments d’égoïsme, de jalousie, d’orgueil, de rancune, de méchanceté et de haine. Elle estime que ce déficit de patriotisme prive les Tchadiens du courage, de l’audace et de la niaque nécessaires pour sortir d’un long sommeil de résignation.

Face à cette situation, le PTPAS invite les Tchadiens à changer de comportement. Pour le parti, les citoyens doivent décider d’ouvrir une nouvelle page. La souveraineté, affirme-t-il, ne se décrète pas, elle se mérite. Et pour la mériter, les Tchadiens doivent d’abord nourrir l’amour de la patrie et s’engager à restaurer les institutions de la République au service de l’intérêt public.

Le PTPAS affirme ainsi s’engager résolument dans la lutte pour l’accès au plein emploi. Le parti entend se battre afin que la majorité des Tchadiennes et des Tchadiens en âge de travailler disposent d’un emploi décent, durable et suffisamment rémunéré pour vivre dignement. Il souhaite également que « chrétiens, musulmans et animistes ; tchadien du nord, tchadien du sud, de l’est à l’ouest parlent tous la même langue : celle du travail comme source de dignité ».

La présidente du parti a poursuivi en affirmant que si la majorité des Tchadiens avaient accès au travail, les conflits entre eux diminueraient, ou du moins leur intensité serait considérablement réduite.

C’est sur cette ambition de favoriser l’accès de la majorité des Tchadiens à un travail décent que le Parti des Travailleurs pour le Progrès et l’Adhésion Sociale entend fonder son projet politique en vue des prochaines échéances électorales.

Par Nathaniel MOUNONE 

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