Une plénière s’est tenue ce mercredi 28 octobre 2026 au Sénat autour de la hausse des prix des terrains, des conflits fonciers et des problèmes liés à l’attribution des parcelles. À cette occasion, la sénatrice Sahoulba Fouda a interpellé le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mahamat Assileck Halata. Elle a notamment plaidé pour la réduction du prix des terrains et la recherche de solutions aux multiples problèmes fonciers.
Selon la sénatrice, la question foncière constitue aujourd’hui une préoccupation majeure pour les concitoyens. « La flambée des prix des terrains, la multiplication des conflits fonciers, les multiples attributions de parcelles ainsi que les difficultés liées à l’obtention et à la sécurisation des titres fonciers suscitent de vives inquiétudes au sein de la population » a-t-elle déploré.
Pour elle, cette situation compromet l’accès à la propriété, particulièrement pour les jeunes et les ménages à revenus modestes. Elle soulève également de sérieuses interrogations sur la transparence et la gouvernance foncière au Tchad.
Sahoulba Fouda s’est interrogée sur les mesures envisagées pour garantir la transparence et renforcer la sécurisation foncière. « Quelles réformes sont envisagées pour assainir les procédures d’attribution des parcelles, simplifier l’obtention des titres fonciers et mettre en place un cadastre national numérisé ? »
Concernant l’accès à la propriété, elle a également demandé s’il existait « un programme national de lotissements sociaux destiné à faciliter l’accès des jeunes, des femmes et des ménages modestes à la propriété foncière ? ».
Sur la responsabilité de l’administration dans les cas de ventes répétées d’un même terrain, l’élue a soulevé une question préoccupante : « comment expliquer qu’un citoyen puisse légalement acquérir un terrain, obtenir des documents administratifs et découvrir, plusieurs années plus tard, que la même parcelle a été attribuée à une autre personne ? Quel est le rôle légal de boulâma dans les ventes de terrain? »
La sénatrice s’est également intéressée au fonctionnement de la Société de promotion foncière et immobilière (SOPROFIM), une société publique chargée, en principe, de promouvoir et de commercialiser des parcelles de l’État dans le respect des procédures légales.
À ce sujet, Sahoulba Fouda a demandé : « quels sont ses clients privilégiés ? La population lambda peut-elle bénéficier des services de SOPROFIM? »
Pour terminer, la sénatrice a interpellé le ministre sur les mécanismes de contrôle et les sanctions applicables aux auteurs de pratiques frauduleuses dans le domaine foncier. Elle lui a ainsi demandé : « quelles mesures de contrôle et quelles sanctions sont prévues contre les auteurs d’attributions frauduleuses? »
À travers cette interpellation, Sahoulba Fouda met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés de nombreux Tchadiens pour accéder à la propriété foncière.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

