À l’issue de leur point de presse, les délégués du personnel dénoncent une discrimination salariale flagrante touchant plus de 150 travailleurs des sites pétroliers de Ronier, Baobab et Daniela. Alors qu’ils accomplissent les mêmes tâches et assument les mêmes responsabilités que les employés directs de la CNPCIC. Recrutés par CETEC et COFPP, ces travailleurs ne perçoivent qu’un cinquième de leur rémunération et restent exclus de la Convention Collective-Type de Branche, pourtant rendue obligatoire depuis 2022 sous l’impulsion du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, pour harmoniser les salaires et conditions dans le secteur extractif et mettre fin aux disparités. Orientation confirmée par l’Arrêté conjoint N°013/PR/PM/MPMG/MFPCS/IG/2024 du 25 Novembre 2024, qui rend la Convention applicable à toutes les sociétés pétrolières et leurs sous-traitants.
Les délégués dénoncent également les pratiques des maisons de placement, le blocage des négociations et l’inaction des autorités compétentes. CETEC et COFPP affirment ne pouvoir appliquer la Convention ni négocier sans la CNPCIC, dont l’absence à la table des négociations empêche toute avancée concrète.
Face à cette crise sociale, les délégués interpellent solennellement Madame la Ministre du Pétrole, des Mines et de la Géologie et l’exhortent à prendre personnellement ce dossier en main. Ils rappellent qu’une grève de plus de 150 travailleurs pourrait gravement perturber le département de production de la CNPCIC.
Leur revendication est claire : l’application intégrale de la Convention Collective-Type de Branche et le respect des droits des travailleurs.
La requalification immédiate de nos contrats à signature unique et à renouvellement tacite automatique en Contrats à Durée Indéterminée (CDI) au sein de la CNPCIC, notre véritable employeur principal et utilisateur.
La paix sociale ne peut se construire sur la discrimination, le mépris et l’injustice. Les travailleurs exigent désormais des actes, et non des promesses.

