Les relations diplomatiques entre les pays africains et les anciennes puissances coloniales sont en pleine mutation. Le 19 décembre 2024, le Président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, a rendu une visite au Burkina Faso, où il a été accueilli par le Capitaine Ibrahim Traoré. Un déplacement plein de sens et désagrément apprécié par la France. La rencontre entre les deux chefs d’État a permis d’aborder des thèmes brûlants tels que la sécurité, le développement économique et la souveraineté des États africains.
Les discussions ont révélé un désir commun de renforcer la coopération stratégique entre ces nations, tout en mettant l’accent sur l’épanouissement des populations locales, a-t-on appris de l’AES INFO, un média des pays qui composent l’alliance des États du Sahel (AES) composée du Bureau Faso, du Mali et du Niger. Ces États se sont retirés de la CEDEAO qu’ils estiment prise en otage par la France.
Cette ette nouvelle dynamique ne plaît pas à tout le monde. La junte militaire au Burkina Faso a déjà décidé de rompre ses relations avec la France, s’alignant plutôt sur des partenariats avec la Russie. La République centrafricaine s’est inscrite dans une voie similaire, devenant de plus en plus pro-russe avec une base militaire régulière russe sur son son sol depuis 2919.
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Cette tendance remet en cause la suprématie traditionnelle de la France sur les pays africains longtemps considérés comme un acquis pour elle et où elle pouvait faire des rois sans barrière aucune. L’influence française en Afrique se dégringole à grande vitesse. Le Tchad très actif dans la lutte contre le terrorisme au Sahel a récemment sommé Paris de retirer ses soldats. Il a fixé la date définitive de cette opération pour le 31 janvier 2025, laquelle. Les autorités françaises trouvent cette date contraignante et dénoncent une pression exercée par le pouvoir tchadien.
L’approfondissement des liens avec la Russie pourrait offrir aux pays africains une alternative aux partenariats traditionnels, apportant potentiellement des investissements et un soutien en matière de sécurité. Cependant, cela pourrait également susciter des tensions géopolitiques et redéfinir les relations internationales sur le continent.Alors que l’Afrique cherche à affirmer sa souveraineté et à diversifier ses alliances, il sera essentiel d’observer comment ces évolutions influenceront le développement économique et social dans les années à venir.

