Dans le cadre de sa marche d’indignation et de protestation prévue pour le 02 mai 2026, le Groupe de Concertation des Acteurs politiques (GCAP) a fait une déclaration, ce jeudi 16 avril 2026, dans les locaux de la Radio FM Liberté, afin de dévoiler l’agenda programmatique d’exécution des activités de sensibilisation et de mobilisation, ainsi que la fiche explicative d’appel à la marche.
Selon la note explicative, le pouvoir ne sert pas les compatriotes. Au lieu de les sécuriser, il les tue, les dépossède et les maltraite. Selon Pr Avocksouma Djona Atchénémou, porte-parole du GCAP, » on violente, confisque les biens, exclut, enlève, torture, dechoit de la nationalité, menace, emprisonne, citoyens, activistes, journalistes, religieux, syndicaliste et acteurs politiques ».
Sur tous les plans, rien ne marche. Sur le plan judiciaire, les avocats, les huissiers et les greffiers sont traités par les commissaires de police et les commandants de brigade comme « des moins que rien ». Dans le secteur de l’éducation, les enseignants vivent dans la misère, sans couverture sociale ni sanitaire, et travaillent dans des conditions difficiles. Dans le domaine de la santé, les médecins exercent également dans des conditions défavorables malgré leur statut. Dans le secteur du transport, le prix du carburant est élevé, ce qui renchérit les coûts. Dans les provinces, le monde rural est confronté à des conflits meurtriers instrumentalisés entre agriculteurs et éleveurs.
Au regard de tout cela, le GCAP estime que le Tchad est un pays sans droit, sans liberté et sans justice. Les prisons se multiplient dans tous les coins du pays pour traquer et torturer les Tchadiens. Ce qui fait que vivre est devenu vraiment difficile. » C’est accepter, soit de se soumettre, soit refuser cette condition et quitter le pays » a constaté Avocksouma Djona Atchénémou. Bref, » la justice a perdu son intégrité et son indépendance pour être réduite qu’à la justice au service d’un système où celui qui vole un pain pour cause de faim est arrêté et condamné immédiatement. Par contre, celui qui vole des centaines de millions ou de milliards est arrêté pour être protégé ».
Toutes ces situations sont évoquées parce que, selon le GCAP, les autorités sont au-dessus de la loi. De plus, les principaux responsables à la tête des institutions, de l’administration centrale à l’administration territoriale, y compris dans les forces de défense et de sécurité, sont nommés par le MPS afin que » toute administration publique et l’Armée nationale ne puissent pas jouer leurs véritables rôles selon les principes au service du peuple » a souligné le GCAP.
Face à ce constat jugé amer et alarmant, le GCAP appelle à la mobilisation : « que tous ceux et toutes celles qui aiment leur dignité, refusent l’injustice et l’esclavage, le 02 mai, mobilisons-nous par famille, entre amis, entre groupes d’amis, par carré, quartier et arrondissement. Indignons-nous et protestons avec tous nos compatriotes sur l’ensemble du territoire et à l’étranger contre l’injustice, l’exclusion et pour le rétablissement de nos droits de nos libertés et de la justice ».
Le porte-parole du GCAP a invité les Tchadiens à sortir massivement le 02 mai. « Tchadienne, tchadien, ne reste pas silencieux et inactif, l’état d’urgence républicaine t’interpelle. Sors le 02 Mai et marche avec ces milliers de tchadiens qui en ont marre de ce système dynastique ».
Avant cette date, plusieurs activités de sensibilisation, d’information et de mobilisation seront menées sur l’ensemble du territoire ainsi qu’au sein de la diaspora pour marquer cette journée du 02 mai. Des actions sont également prévues avec différentes couches sociales, notamment les femmes, les jeunes et les partenaires.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

