Le Tchad mobilise des moyens et stratégies pour faire face aux pertes et dommages liés aux inondations

Le directeur général du ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Sobkika Yanka, a présidé ce mardi 26 mai 2026 à N’Djaména l’ouverture d’un atelier national de synthèse et de consolidation de la proposition de financement au Fonds de Réponses aux Pertes et Dommages (FRLD).

Organisé en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’UNICEF, cet atelier vise trois objectifs principaux : le relèvement des écosystèmes et des moyens de subsistance, la réhabilitation des infrastructures et des services essentiels, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.

Le Tchad figure parmi les pays les plus exposés aux effets du changement climatique. Les inondations récurrentes dans les provinces du Mayo-Kebbi Est et du Mayo-Kebbi Ouest en sont une illustration directe. Chaque année, des milliers de familles perdent leurs récoltes, leurs habitations ainsi que leur accès aux services de base. Ces pertes, souvent irréversibles, dépassent les capacités de réponse des communautés et des institutions locales.

Cet atelier s’inscrit dans la dynamique de réponse mise en place par le Fonds de Réponses aux Pertes et Dommages. Il constitue une démarche stratégique devant aboutir à des financements concrets au bénéfice direct des populations les plus affectées.

Avant cette étape, plusieurs réunions techniques ont permis de structurer l’approche. Des missions de terrain ont également été menées dans les deux provinces ciblées afin de recueillir les constats des communautés, tandis qu’une théorie du changement a été développée.

Selon les organisateurs, l’élaboration d’une proposition solide nécessite une validation collective reflétant l’ensemble des priorités nationales, d’où la tenue de cet atelier.

S’adressant aux participants, le directeur général Sobkika Yanka a déclaré : « votre rôle n’est pas d’approuver un document pour la forme. Il est d’examiner ce qui a été construit, d’identifier les ajustements nécessaires, de valider les orientations retenues et de convenir des prochaines étapes ».

Il les a également exhortés à formuler des recommandations concrètes, rappelant que « les pertes et dommages liés aux inondations entraînent des conséquences directes sur la sécurité alimentaire, l’éducation, la santé et les moyens de subsistance de millions de Tchadiens », a informé le directeur général de l’Environnement, Sobkika Yanka.

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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