Dans l’immensité de la province du Batha, terre d’élevage et de transhumance par excellence, le défi du recensement des populations nomades prend tout son sens. Le Coordonnateur national d’appui, de suivi, de sensibilisation et de mobilisation des éleveurs et des populations nomades, le Conseiller Mahamat Saleh Abdeldjelil, a effectué une descente sur le terrain pour s’assurer que personne ne soit oublié dans cette dernière ligne droite du RGPH-3.
À son premier arrêt, dans un ferrick isolé, il a fait un constat amer : aucun agent recenseur n’avait encore foulé le sol de cette communauté. Les populations, invisibles dans les statistiques, attendaient. Le Coordonnateur a immédiatement réagi. « Vous comptez autant que tout le monde. Une équipe sera envoyée sur place dans les plus brefs délais », a-t-il promis, avant de donner des instructions fermes au chef de mission de ladite coordination, pour que cette zone soit couverte sans délai.
Le message est clair : se faire recenser, ce n’est pas être contrôlé. C’est être compté. C’est exister. C’est pouvoir construire un avenir meilleur pour ses enfants. Une parole soutenue sur place par le Délégué du Gouvernement, Ahmat Goukouni Mourali, qui a salué l’engagement du Coordonnateur et appelé les populations à participer massivement à ce rendez-vous historique.*
Dernière étape de cette tournée dans le Batha : la localité d’Aradib, en plein marché. Devant une foule massée, le Coordonnateur national a sensibilisé les éleveurs et les commerçants sur les enjeux du recensement. Il leur a expliqué, dans un langage simple et accessible, que les données collectées aujourd’hui serviront à planifier des écoles, des points d’eau, des routes et des centres de santé pour les années à venir.
Un message bien accueilli par les éleveurs nomades, qui ont exprimé leur volonté de se faire recenser. « Nous avons compris que ce recensement est pour notre bien. Nous voulons être comptés, pour que nos besoins soient connus et pris en compte », a confié un éleveur rencontré sur place.
À quelques jours de la fin des opérations du RGPH-3, le Coordonnateur national multiplie les déplacements pour ratisser les zones encore non couvertes. Une course contre la montre, mais une course nécessaire pour que chaque Tchadien, où qu’il soit, soit recensé et pris en compte.

