Dans une déclaration faite ce 23 juin 2026, la cellule syndicale du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires dénonce une gestion des ressources humaines jugée opaque et discriminatoire.
C’est un constat amer qu’a dressé la cellule syndicale du ministère de l’Action sociale, de la Solidarité nationale et des Affaires humanitaires. D’un ton vigoureux, les représentants des agents ont exprimé leur profond malaise face à ce qu’ils qualifient de « marginalisation » des cadres internes au profit de profils extérieurs au département, souvent dénués de toute expérience dans le secteur social ou humanitaire.
Selon le syndicat, le ministère regorge pourtant de ressources humaines hautement qualifiées. Administrateurs des affaires sociales, assistants sociaux, sociologues, psychologues, juristes ou encore ingénieurs en développement : les profils compétents ne manquent pas. Des hommes et des femmes qui, rappelle la cellule, ont prouvé leur expertise et leur engagement sur le terrain auprès des populations vulnérables.
« Cette situation crée un profond sentiment de frustration, de démotivation et d’injustice parmi les agents », martèle sa porte-parole Yankingam Adindjimbaye Barbara.
Les agent s’interrogent ouvertement sur les critères réels qui dictent les nominations depuis deux ans, dénonçant un caractère « discriminatoire » de plus en plus flagrant.
Pour appuyer ses griefs, le syndicat pointe du doigt des anomalies précises dans l’organigramme. Le service des finances, pièce maîtresse du ministère, est actuellement dirigé par un agent venu d’un autre département ministériel. Plus critique encore, le magasin central de la solidarité — structure ô combien stratégique chargée de la gestion des biens et des aides destinés aux plus démunis — a lui aussi été confié à des mains extérieures.
Pour les partenaires sociaux, les conséquences de cette politique de gestion sont directes et alarmantes : une baisse de la qualité des services rendus aux populations et une perte flagrante d’efficacité de l’action gouvernementale dans le domaine humanitaire.
La cellule syndicale a tenu à clarifier sa position. Elle réclame « aucun privilège », mais exigent la reconnaissance de leurs compétences et l’équité dans les nominations, la transparence dans la gestion des postes de responsabilité et une amélioration effective de leurs conditions de travail.
L’organisation syndicale lance désormais un appel solennel à la ministre de tutelle afin qu’un « dialogue franc et sincère » soit engagé dans les plus brefs délais. L’objectif ? Trouver des solutions durables pour apaiser les tensions et remettre les compétences de l’Action sociale au cœur de sa mission. La balle est désormais dans le camp du ministère.
Par Nathaniel MOUNONE

