Le ministre de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Abdoulaye Mbodou Mbami, a présidé, ce mercredi 13 mai 2026 au ministère des Affaires étrangères, la cérémonie d’installation et de lancement des activités des sous-commissions thématiques du Conseil Tripartite de Pilotage du Pacte de Stabilité Sociale et Économique (CTPPSE).
Selon l’arrêté N°037/PR/MFPCS/CTPPSE/2025 portant création, attributions, composition et nomination des membres des sous-commissions thématiques du Conseil Tripartite de Pilotage du Pacte de Stabilité Sociale et Économique (CTPPSE), chaque sous-commission thématique est composée de quinze (15) membres représentant le gouvernement, le patronat et les organisations syndicales.
D’après cet arrêté, la sous-commission n°1, appelée « Stabilité sociale et règlement des accords antérieurs », la sous-commission n°2 « Croissance économique, productivité et fiscalité », la troisième « Emploi et climat des affaires » et la quatrième « Services sociaux et pouvoir d’achat » ont pour mission de préparer les éléments de négociation (études, recherches) et de proposer au Conseil tripartite un plan d’action opérationnel pour chaque pilier du pacte quinquennal.
Selon le ministre de la Fonction publique, Abdoulaye Mbodou Mbami, le CTPPSE est là pour qu’il y ait la paix entre les travailleurs et les employeurs. Car, » Il n’y a pas de développement sans paix, et il n’y a pas de paix sans une justice sociale solidement ancrée dans le respect mutuel entre l’État, les employeurs et les travailleurs » a-t-il laissé entendre.
Le passage d’un pacte triennal à un Pacte quinquennal de stabilité sociale et économique traduit cette volonté de sortir de l’urgence pour entrer dans la planification structurelle. Il s’agit de consolider les acquis de 2021, de solder les engagements antérieurs, mais surtout de bâtir un socle de stabilité de cinq ans, garantissant aux investisseurs la visibilité nécessaire et aux travailleurs la dignité qu’ils méritent.
Le président du CTPPSE a exhorté les membres de cet organe à être » les architectes de ce nouveau contrat social » autour de quatre axes névralgiques : la stabilité sociale et le règlement des accords antérieurs, qui ont pour mission de purifier le climat social en garantissant que la parole de l’État et des partenaires soit respectée ; la croissance économique, la productivité et la fiscalité ; l’emploi et le climat des affaires afin d’offrir des perspectives réelles au sein d’un secteur privé dynamisé ; ainsi que les services sociaux et le pouvoir d’achat pour que chaque Tchadien ressente les dividendes de la stabilité dans le panier de la ménagère et dans l’accès aux soins et à l’éducation.
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Ensuite, le président du CTPPSE a sommé les membres de l’organe à fournir des plans d’action opérationnels, chiffrés et réalistes, puis à faire preuve d’esprit de compromis, de patriotisme et de rigueur. « Le temps n’est plus aux revendications stériles ou aux promesses sans lendemain, mais à la co-construction d’un Tchad résilient » a déclaré le ministre de la Fonction publique.
En effet, la stabilité sociale est le premier intrant de l’économie nationale. « Sans elle, les infrastructures ne sont que des squelettes et les investissements des mirages. En travaillant avec ardeur, vous donnez corps au programme politique du Chef de l’État : faire du dialogue social l’oxygène de notre démocratie » a souligné le président du CTPPSE.
Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

