Sept ans de prison pour Sarkozy dans le procès en appel

L’accusation a requis mercredi à Paris une peine de sept ans de prison à l’encontre de Nicolas Sarkozy dans le procès en appel sur le financement libyen de sa campagne pour la présidentielle de 2007, une affaire politico-financière à tiroirs qui a déjà valu à l’ancien chef de l’Etat un passage en prison.

La décision de la cour d’appel devrait être rendue le 30 novembre.

En cas de condamnation, l’ex-président français, qui martèle que «pas un centime» d’argent libyen n’a été perçu à cette occasion, aura un dernier recours : le pourvoi en cassation.

Au terme de trois jours d’un réquisitoire féroce, le parquet a, comme en première instance, réclamé à l’encontre de l’ex-chef de l’État (2007-2012) une peine de sept années de prison, soit deux de plus que celle qui avait été prononcée en première instance en septembre.

Le présentant comme «le principal, l’unique bénéficiaire», «l’instigateur» de l’association de malfaiteurs «pour lui permettre d’être élu» à l’Élysée, l’avocat général Rodolphe Juy-Birmann n’a pas requis de mandat de dépôt ou d’exécution provisoire.

«Nous démontrerons dans quinze jours, lors de nos plaidoiries, la parfaite innocence de Nicolas Sarkozy», a déclaré de son côté l’un de ses avocats, Christophe Ingrain.

Comme au premier procès, l’accusation a demandé aux juges de déclarer Nicolas Sarkozy coupable de l’ensemble des faits pour lesquels il est poursuivi, y compris la corruption et le financement illégal de sa campagne de 2007, des infractions dont il avait été relaxé en première instance.

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