L’UDP demande la mise en liberté provisoire de son président Max Kemkoye

Par un communiqué de presse publié ce mercredi 1er juillet 2026, le parti Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) dénonce le maintien en détention des leaders du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) à la maison d’arrêt de Klessoum, alors que leur état de santé est jugé préoccupant.

Pour l’UDP, cette manière de maintenir les prisonniers en détention malgré la dégradation de leur état de santé « semble programmer la mort lente des leaders de l’opposition maintenus arbitrairement depuis plus de deux mois à la Maison d’Arrêt de KLESSOUM ». Le parti estime également que l’utilisation des outils militaire et judiciaire par le régime du MPS vise à anéantir l’opposition au Tchad afin d’y instituer un parti unique.

Le parti affirme par ailleurs que la procédure engagée en vue de la dissolution du GCAP a été « totalement viciée et judiciairement scandaleuse », tout comme l’interdiction de la marche pacifique.

Les présidents membres du GCAP, à savoir Ahmed Bokori Nima, Badono Daïgou, Mahamat Dajra Diguel, Max Kemkoye et Nassour Ibrahim Koursami, tous détenus à Klessoum, se trouveraient dans des conditions sanitaires inquiétantes.

Le parti indique qu’au cours de la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 juin 2026, « le Président Max Kemkoye, détenu dans des conditions très dégradables d’un environnement insalubre chargé de bactéries nuisibles, est tombé malade ». Cette nouvelle, qui intervient quelques jours seulement après la fouille musclée de leur cellule de détention, suscite de vives inquiétudes et de nombreuses interrogations.

Face à cette situation, le Bureau exécutif national de l’Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès (UDP) « alerte vivement le Groupe de Travail des Nations Unies sur la détention arbitraire devant lequel l’affaire est pendante, à la suite de la saisine de la Ligue Tchadienne des Droits de l’Homme (LTDH) et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), sur le développement très inquiétant de l’état de santé du Président MAX KEMKOYE et de ses quatre autres camarades présidents ».

Il demande également au procureur général d’accepter la demande de mise en liberté provisoire pour raisons de santé des présidents Nassour Ibrahim Koursami, Max Kemkoye, Mahamat Dajra Diguel, Badono Daïgou et Ahmed Bokori Nima, tous souffrant de diverses pathologies. Cette requête a été introduite par le collectif des avocats de la défense depuis le 19 mai 2026.

Le parti souligne qu’au regard de l’urgence médicale, « cette demande revêt désormais un caractère impérieux ». Il poursuit en affirmant que « tout maintien en détention d’une personne dont l’état de santé nécessite des examens spécialisés et une prise en charge adaptée pourrait engager la responsabilité des autorités compétentes dans le sens de la violation de l’un des droits inaliénables, notamment l’assistance ».

Enfin, l’UDP rappelle que « toute personne, qu’elle soit détenue, prisonnière ou condamnée, a droit à la santé. Et c’est un droit indéniable. S’y refuser, c’est condamner la personne à une mort certaine ». Le parti conclut en avertissant que « Par voie de conséquence, si cet état de santé déjà préoccupant persiste avec les conséquences que l’on sait, ou tout événement dramatique qui résulterait d’un refus persistant de permettre au Président Max Kemkoye d’accéder aux soins nécessaires interviendrait à la suite d’une rechute incontrôlée, ceux qui, à différents niveaux de responsabilité, auraient, d’une manière ou d’une autre, contribué à cela, en seront tenus pour responsables ».

Par ILLETEGUI SAMGUE Thomas

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